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Buea, un employé de bar accusé de viol sur un enfant de 8 ans

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Thu, 3 Feb 2022 Source: www.camerounweb.com

Le suspect est gardé à vue

Les suspects auraient été arrêtés tôt jeudi 3 février

La foule voulait le battre

Les crimes s3xuel contre nature secoue la ville de Buea. Depuis quelques jours, un employé de bar de Buea, dans le département du Fako, dans la région du Sud-Ouest, serait en garde à vue pour des abus sexuels. Il est concrètement accusé d’avoir violé sexuellement un garçon de huit ans.

Selon plusieurs témoignages, la foule alertée de cette horrible situation a tenté de lyncher l’homme de la trentaine passée qui fait l’objet d’accusations. Il se dit que pour réussir à avoir le jeune garçon, Chitamoh du nom du présumé violeur aurait choisi d’aider l’enfant de huit ans dans un devoir scolaire lorsque les faits se sont produits. Quelques temps après la séance, le garçon a été trouvé incapable de marcher correctement. Des proches de l’élève soutiennent qu’il avait été violé sexuellement par l’anus.

L’incident survient dans un contexte de plaidoyer continu contre la maltraitance des enfants qui dénoncée au sein de la crise anglophone.

Les services de santé baptistes du Cameroun ont révélé dans une étude de trois ans publiée en 2019 que la moitié de tous les enfants vivant au Cameroun ont été témoins d’au moins une forme de maltraitance d’enfants.

Le rapport cite les abus physiques, les abus sexuels, l’exposition à la pornographie, les critiques constantes et la rétention d’éloges de leur part, parmi plusieurs autres.

Les suspects du viol du jeune de 8 ans auraient été arrêtés tôt jeudi 3 février.

Au Cameroun, "près de 90% de ces situations de violences ont été commises dans le cercle familial, ou amical, par des gens qui sont proches de ces enfants".

Les cas d’abus sexuels sur des enfants sont en augmentation au Cameroun, selon les associations et les avocats qui mènent la lutte contre ce phénomène qui touche les enfants des deux sexes. Des rapports d’activités de certaines associations révèlent que même des enfants de 6 mois ont été victimes d'abus sexuels ces derniers mois.

Les autorités camerounaises, en collaboration avec des associations et des partenaires extérieurs tels que l'Unicef, ont pris ces dernières années des mesures pour endiguer cette vague d'abus contre les mineurs. Mais de nombreuses complexités empêchent encore que justice soit rendue pour les victimes.

Il y a d’abord la loi du silence au sein des familles, à cause des pressions sociales.

"Près de 90% de ces situations de violences ont été commises dans le cercle familial, ou amical ou encore par des gens qui sont proches de ces enfants", confie Rabeantoandro Haingo Manga Ada, directrice du Centre vie et femmes au sein de l’Association de lutte contre les violences faites aux femmes (ALVF).

Source: www.camerounweb.com