Ils sont aussi cités dans plusieurs affaires criminelles et de trafic de stupéfiants
L’information est contenue dans une correspondance adressée au commandant de la légion de gendarmerie de Maroua par des personnes se présentant comme des habitants de l’arrondissement de Maga. soulève de graves accusations à l’encontre du commandant de brigade local.
Dans ce document, daté du 1er juin 2026 et relayé par le lanceur d’alerte Boris Bertolt, les habitants de cette localité dénoncent ce qu’ils présentent comme « des pratiques récurrentes de corruption, d’abus d’autorité et de détournement de procédures judiciaires au sein de la brigade de gendarmerie de Maga ».
Le command de brigade de Maga et ses éléments sont aussi cités dans plusieurs affaires criminelles et de trafic de stupéfiants auraient fait l’objet de traitements contestés. Les dénonciateurs évoquent entre autres un dossier de viol sur mineures enregistré en 2025 qui aurait été classé sans suite malgré les protestations des familles des victimes. Ils citent également plusieurs saisies présumées de tramadol qui auraient donné lieu, selon eux, à des arrangements financiers permettant la libération de suspects et la restitution de marchandises saisies.
Le document fait aussi état d’accusations de corruption impliquant certains gendarmes, de demandes illégales d’argent auprès de plaignants, ainsi que de supposées interventions visant à empêcher l’exécution de certaines procédures judiciaires.
Les auteurs dénoncent par ailleurs un climat de peur au sein de la brigade et accusent le commandant de brigade de bénéficier de protections hiérarchiques lui permettant d’agir en toute impunité. Ils affirment également que plusieurs membres de l’unité seraient démoralisés par la situation.
Parmi les autres griefs formulés figurent des accusations d’escroquerie, de favoritisme dans le traitement des dossiers, d’utilisation abusive de moyens de service et de relations privilégiées avec certaines personnes poursuivies pour des faits de criminalité.
Face à la gravité des faits dénoncés, les signataires demandent l’ouverture d’enquêtes administratives et judiciaires afin de vérifier les accusations portées contre le responsable de la brigade de Maga. Le document a également été transmis à plusieurs autorités, notamment la hiérarchie de la gendarmerie, les autorités judiciaires de Maroua et de Yagoua ainsi qu’à diverses administrations compétentes.