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Diasporian News Wed, 25 Sep 2019

Le 'Général El Che Nou' révèle les sources de financement de la BAS

L’homme a été au centre de toutes les discussions sur les réseaux sociaux après une déclaration qui avait été attribuée. « Général El Che Nou », leader de la Brigade anti-sardinard (BAS), sort de son silence et dément avoir demandé pardon au président de la République Paul Biya.

Dans une interview accordée à nos confrères du journal ‘Le Jour’, le ‘Général El Che Nou’ est revenu sur la genèse de son mouvement qui donne de la sueur froide aux barrons du régime Biya à chacun de leurs déplacements à l’extérieur du Cameroun. La géante manifestation organisée à Genève lors du séjour du président Paul Biya en est un exemple.

Selon cet opposant au régime de Yaoundé, tout est parti de la présidentielle d’octobre 2018 qui a vu la victoire de Paul Biya avec « l’aide du Conseil constitutionnel, de l’Elecam et du Minat ». Cette victoire, précise-t-il avait été précédée d’une gigantesque manifestation organisée dans les rues de Berlin le 20 octobre qui a connu la participation de près de 8000 âmes camerounaises pour « mettre en garde le régime contre le vol éventuel de cette élection ».

L’appellation « anti-sardinards » est une initiative du ‘Général Niat’ et de ‘Willy de Paris’ et est une sorte de réponse à Mathias Eric Owona Nguini qui avait baptisé les opposant au régime Biya de ‘Tontinards’.

« En réplique, nous avons qualifié tous les gens du régime ‘sardinards’, les hommes qui ne vivent que pour manger de la sardine, la sardine en conserves qui n’a pas de tête, et qui a fait de notre pays le désastre qu’il est en ce moment » a-t-il ajouté.

Ceci a conduit la diaspora camerounaise en Europe à s’organiser afin de « traquer » les ‘sardinards’ à l’étranger. La BAS apprend-on, est « un mouvement structuré, avec des généraux, des commandants, etc. ». Pour atteindre ses objectifs, la BAS collabore avec d’autres organisations comme le CODE, le CCD et le KOR.

Beaucoup s’interroge sur les sources de financement de la Brigade ant-sardinards qui mène des actions d’envergure dans les grandes capitales Européennes. Selon son premier responsable du mouvement, ces sources sont d’origines diverses. « Nous sommes financés d’abord par nos propres cotisations. Puis nous faisons appel aux Leetchi, ces cotisations en ligne, des cagnottes collaboratives qui permettent à tout un chacun de mettre une petite somme pour soutenir la cause. Mais il faut dire qu’au tout début j’ai quand même mis toutes mes économies personnelles, soit 40.000 Euros, dans la lutte » a-t-il déclaré.

Source: camerounweb.com