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Aucun auteur africain n’a autant de succès que moi – Calixthe Beyala

Calixthe Beyala   Camerounweb Aucun auteur africain n’a autant de succès que moi

Sat, 7 Aug 2021 Source: www.camerounweb.com

Invitée dans l’émission Décryptage de ce vendredi 6 août 2021 sur Vision 4, l’écrivaine franco-camerounaise Calixthe Beyala a passé une bonne partie de son temps d’antenne à se jeter des fleurs. Interrogée sur l’intérêt de ses œuvres auprès de la jeunesse, l’écrivaine accuse ses détracteurs de l’envier. Elle prétend être le plus grand écrivain d’Afrique.

« Je reste l'auteur le plus étudié au Cameroun du moins au niveau de l'Ecole normale du Cameroun. Il y a plus de 200 thèses de doctorat sur moi. Il y a tous les jours, des dizaines de jeunes camerounais qui m'écrivent parce qu'ils préparent leurs thèses sur moi (...) Aucun auteur africain n'a autant de succès que moi dans le monde. Je suis traduit dans de centaines de langues. A chaque fois que je sors un bouquin, c'est un gros best-seller. Il y a de quoi rendre certains aigris », a-t-elle déclaré.

Quelques jours avant cette sortie de l’écrivaine, le journal français Le Monde avait réchauffé un de ses anciens articles qui évoquait des déboires judiciaires de Calixthe Beyala condamnée pour contrefaçon.

« Peu d’auteurs ont incarné avec autant de morgue le peu d’effet sur un parcours d’un plagiat reconnu par la justice. Condamnée en mai 1996 pour avoir pillé le best-seller d’Howard Buten Quand j’avais cinq ans, je m’ai tué (Seuil, 1981), confondue de nouveau quelques mois plus tard – sans suites judiciaires cette fois – pour s’être un peu trop inspirée d’au moins cinq autres auteurs, Calixthe Beyala n’en a pas moins obtenu, dans la foulée de son procès, le Grand Prix du roman de l’Académie française pour Les Honneurs perdus (Albin Michel, 1996) – le livre avait figuré la même année sur les premières sélections du prix Goncourt. Cela ne l’a pas non plus empêchée de continuer à mener une carrière prolifique (elle est l’autrice de dix-neuf livres), de bénéficier d’une importante visibilité médiatique, comme écrivaine ou comme militante de la représentation des minorités dans le paysage audiovisuel à travers le Collectif Egalité, de recevoir d’autres récompenses littéraires, de devenir, entre 2005 et 2012, éditorialiste au mensuel Afrique Magazine… Ni même d’être élevée au rang de chevalière de la ¬Légion d’honneur en 2010 », écrit le journal.

Source: www.camerounweb.com