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Promotion de la Culture: Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt réclame 31 milliards

Bidoung Mkpatt Inquiétude 'Nous avons besoin d’argent pour nos artistes'

Fri, 2 Jul 2021 Source: L’OEIL DU SAHEL N°1529

«Le ministère des Arts et de la Culture a besoin de 31 milliards FC fa pour donner un peu de vie aux 25 pôles artistiques et culturels.» Précisait ainsi

l’Honorable Essomba Bengono, à ses collègues au terme de l’exposé et du plaidoyer du ministre des Arts et de la culture à l’Assemblée nationale le 1er

juillet 2021 à Yaoundé.

En effet, ce plaidoyer de Pierre Ismael Bidoung Mkpatt devant la représentation nationale intervient en prélude au débat d’orientation budgétaire prévu dans quelques jours au Parlement. L’idée est que la

somme sus-évoquée soit inscrite dans le budget du ministère des Arts et de la Culture (Minac) pour l’année 2022.

La séance plénière spéciale organiser sur la problématique de la contribution des arts et de la culture dans le développement du Cameroun. A permis aux élus

de la Nation de relever l’importance du sous-secteur des arts et

de la culture comme un gisement d’emplois décents, d’activités durables, de revenus, de progrès social, de développement durable au Cameroun.

C’est dans cette optique que la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30)fait migrer les Arts et la Culture du secteur social à celui des

industries et services.

«Nous souhaitons à travers cette séance plénière spéciale sur la contribution des arts et de la culture dans le développement du Cameroun, l’amélioration de la politique publique en ce qui concerne le sous-secteur art et culture» a tenu à préciser Douvaouissa Aïssa Hamadi, la présidente de la Commission des Affaires culturelles, sociales et familiales à l’Assemblée nationale. En outre, les travaux présidés par Hilarion Etong, ont permis à la représentation nationale de formulée des recommandations visant à faire de la culture un atout de cohésion sociale.

Ainsi, sur le plan des politiques publiques : il s’agit d’inscrire la culture comme un secteur prioritaire dans l’implémentation des politiques publiques. Faire de la politique culturelle l’un des éléments clés de la stratégie nationale et internationale du développement. Accélérer la mise en place

de l’ensemble des fédérations et associations culturelles. De même, multipliez les accords bilatéraux et multilatéraux de coopération culturelle et intégrez la dimension culturelle à tous les niveaux.

Promouvoir les industries créatives et améliorer les possibilités d’accès aux marché et bienfaits et services culturels. Assainir et mettre en place

des mécanismes assurant la bonne gouvernance au sein des organismes de gestion collective du droit d’auteur et du droit voisin et veiller à la perception

régulière par les artistes des redevances du droit d’auteur et du droit voisin. Intenter sans hésitation des poursuites judiciaires contre tous les acteurs de mal gouvernance. Par ailleurs, favoriser la multiplication des

lieux culturels sur toute l’étendue du territoire national ainsi que des salles de spectacles et de cinéma ...

RECOMMANDATIONS

Sur le plan législatif et règlementaire : augmenter très sensiblement l’enveloppe budgétaire allouée aux sous -secteur art et culture afin d’être en

conformité avec la nouvelle vision contenue dans la stratégie nationale de développement 2020-2030. En outre, aménager un cadre législatif propre

aux fédérations et associations culturelles à travers la mise en place d’un dispositif de subven tion et d’accompagnement ainsi qu’un mode de gestion règlementaire dans ce secteur où les différents acteurs peinent à

accorder leurs violons.

De même, procéder dans le cadre du processus de décentralisation au transfert de certaines compétences relevant du secteur des arts et de la culture aux collectivités territoriales décentralisées. Aussi, simplifier la procédure d’octroi d’agrément. Mettre en place un statut des artistes. Accélérer la signature des textes d’application de la loi du 20 juillet 2020 régissant les

associations artistiques et culturelles au Cameroun afin d’assainir une mise en œuvre intégrale de cette loi.

Par ailleurs, mettre en place un cadre juridique pour juguler la problématique d’employabilité des artistes conformément aux normes de l’emploi

(assurance, sécurité sociale, retraite…) Et tutti quanti. Sur le plan financier : augmenter les ressources du compte d’affection spécial pour le soutien de la politique culturelle, mobiliser des Fonds du secteur privé national et des investisseurs internationaux pour la promotion de l’industrie culturelle, construire des infrastructures culturelles adapter aux

standards internationaux a-t-on appris.

Source: L’OEIL DU SAHEL N°1529