'A Bastos, la quiétude des nuits des diplomates tourne dorénavant au cauchemar'

Novelle Route Bastos A Yaounde 2car2yf J’ai décidé de prendre position

Mon, 24 Feb 2025 Source: Shanda Tonme

J’ai décidé de prendre position

Proches collaborateurs, collaborateurs, et/ou confidents

du Président de la République

On ne fait pas ça !

« Nous ne saurions accepter ou tolérer l’installation d’une république de la débauche, d’une société du libertinage, et d’une ère de la déstabilisation des emblèmes, des valeurs et de tout ce qui fait l’autorité et la personnalité de l’Etat. La République, l’Etat et les institutions, ce sont d’abord celles et ceux qui les incarnent au plus haut niveau dans les sphères du pouvoir de décision. Ce sont ces gens, ces compatriotes, investis de prérogatives de gestion, de supervision, de coordination et d’exécution sous la direction, la conduite et la sanction suprême du président de la République, chef de l’Etat. On ne saurait être plus clair et nul ne saurait dire mieux ».

L’une des plus grosses incongruités qui alimentera les débats demain ou après-demain, reposera sur les troubles mentaux générés chez certains de nos compatriotes ayant évolué dans les hautes sphères du pouvoir, par les éléments sulfureux, bizarres et lourdement compromettants de leur passé. Confondus en effet par la liberté de ton des procès populaires documentés et argumentés sur leurs nombreuses dérives d’hier, les piètres génies sales, honteux, affaiblis et mis au ban de la société, ne comprendront même pas le sens du repentir, et ne voudront pas accepter qu’ils ont effectivement commis les imparités mises à leur charge.

Oui, nous sommes rendus à un point où, la banalisation de la bêtise et du crime d’atteinte à la fortune publique, côtoient les soubassements des ruisseaux de la débauche tentaculaire, et se mêlent avec les fleurs du mal secrété par l’ostentation de la puissance. Les quartiers jadis réputés sécurisés et abritant l’essentiel des chancelleries diplomatiques ainsi que des résidences des chefs des missions, sont devenus des coins qui n’ont rien à envier aux cercles de la débauche et du brouhaha nocturne au-delà.

A Bastos, la quiétude des nuits des diplomates tourne dorénavant au cauchemar. Non contents d’avoir blanchi des fonds douteux dans des immeubles manifestement champignons érigés en milliards, ceux qui seuls savent pourquoi ils se cachent derrière des prête-noms, sont encore les maîtres de ces lieux des nuits agités. Le récent incident entre des éléments du BIR et de la DGSN dans un de ces bordels, ne plaide pas en notre faveur, et vient nous rappeler la réalité de la dépravation du pouvoir d’Etat.

Non, personne ne se plaindra valablement d’une provocation ou d’une injustice voire d’un dénigrement, si jamais il s’est de lui-même, volontairement, impliqué dans ces insanités, ces incongruités, ces inadéquations. IL y a un choix clair et non négociable à faire : choisir d’être en haut, propre, proche du président de la république et protéger loyalement et intégralement l’image de ce dernier, en se protégeant soi-même des bourrasques du populisme dénonciateur, soit s’établir dans les poubelles anarchistes et sales des rues de la joie.

Je tiens aujourd’hui pour acquis, vrai et incontestable, que peu de chefs d’Etat ont subi la trahison que subi le nôtre. Peu de chefs d’Etat sont autant encerclés, coincés entre des réseaux d’influence dont peu se soucient du Cameroun, du destin du pays, et de la place que réservera l’histoire à leur patron. Pour un homme arrivé au pouvoir les mains propres, en homme libre sans problèmes, en collaborateur exemplaire de son père et premier président du pays, j’estime, avec un immense chagrin et un regret tenace, que vous l’avez tous trahi, vous qui prétextez et prétendez revêtir le statut de Proches collaborateurs, collaborateurs ou confidents.

Il faut savoir s’abstenir de certaines choses, de certaines activités, de certains investissements et de certaines démonstrations, parce que au-delà de votre grandiloquente personne, c’est le chef de l’Etat que vous exposez, que vous trahissez, et le pays tout entier avec./.

Yaoundé, le 24 février 2025

Auteur: Shanda Tonme