1

ALERTE: le cerveau des tueries de Ngarbuh en liberté et sous protection

Ngarbuh Massacre Memorial Le Cmdt Nyiangono Ze est en liberté et bénéficie certaines de hautes protections dans l’armée

Mon, 27 Apr 2020 Source: BORIS BERTOLT

C’est très grave les manœuvres en cours pour protéger celui qui commandait les troupes qui se sont rendues à Ngarbuh le 14 fevrier 2020 et ont assassiné des femmes et des enfants. Pendant que les trois autres soldats de rangs à Savoir: Baba Nguida Wazguil, Sanding Sanding Cyrille et Haranga Gilbert sont depuis vendredi 20h en détention militaire à Yaoundé, Nyiangono Ze Ngo Charles Eric, commandant du 52 eme BIM n’y est pas. Il est en liberté et bénéficie certaines de hautes protections dans l’armée mais également auprès des vrais commanditaires des massacres.

Pour comprendre pourquoi Nyiangono Ze Ngo Charles Eric est libre à actuellement il faut peut-être regarder du côté de son parcours. Il est né le 13 décembre 1980 à Yaoundé. Le Chef de bataillon est issu de la 190eme promotion de l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, en France, promotion General Simon.

NyaNgono Ze intègre Saint Cyr en 2003 et en ressort en 2006 avant de rejoindre Montpellier pour sa spécialisation en armes de l’infanterie. Puis il revient au Cameroun et sera officiellement intégré comme personnel officier le 13 août 2007.

Diplômé de Saint Cyr avec mention passable, il va travailler en République centrafricaine au sein du contingent camerounais de la MINUSCA ( Mission des Nations Unies en République Centrafricaine). Il rentre au Cameroun et va bénéficier en 2016 d’un nouveau stage à l’école américaine d renseignement militaire à Huachuca dans l’Etat de l’Arizona aux États-Unis.

C’est à son retour qu’il sera envoyé dans la zone anglophone à la tête du 52 eme BIM. Il ne prendra pas plusieurs années pour orchestrer un massacre. C’est donc cet officier supérieur qui a visiblement un parcours digne d’un privilégié de la République qui est actuellement protégé par des officiers supérieurs et des responsables politiques à Yaoundé.

Auteur: BORIS BERTOLT
Related Articles: