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Affaire Camus Mimb: arrêtez vos dérives langagières monsieur le ministre Momo!

Derives Momo Le ministre Jean De Dieu Momo

Tue, 22 Jun 2021 Source: Perpetue Ngoma

Activiste, politique, ministre, président d'organisation de la société civile… le ministre Jean De Dieu Momo est tout en même temps. A moins que la fonction d'un ministre ait changé il est très facile pour tout observateur de la vie politique du Cameroun de se demander ce que fait le président du Paddec dans le gouvernement depuis 3 ans.

Pour une haute autorité de l'Etat, Jean De Dieu Momo est plus activiste que ministre. Ses prises de positions dans l'affaire de la sextape de Camus Mimb frisent le ridicule et est peu digne de ce représentant de l'Etat qu'il est. Sinon, comment comprendre qu'un ministre se permette de commenter les publications des artistes, activistes et autres leaders d'opinion en clamant et réclamant le droit de tous les Camerounais à 'forniquer à tout vent et avec qui ils veulent'? Oui oui, Jean De Dieu Momo écrit ceci: 'Lisez au moins l’article 346 du code pénal qui punit l’outrage à la pudeur sur mineur de moins de seize ans. Ensuite lisez la suite pour apprendre que le législateur protège les enfants de moins de 16 ans. Après c’est la corruption de la jeunesse qui se démontre par des actes corruptifs comme la donation d’une grosse somme d’argent, une invitation dans un somptueux hôtel qui est loin de ses possibilités habituelles ou des cadeaux somptueux. Mais tout cela est laissé à l’appréciation souveraine du juge. Pour le reste la majorité civile est de 21 ans et donc vous êtes libres de forniquer à tout vent comme bon vous semble. Sous réserve du respect de la loi. Arrêtez de fantasmer et respectez la loi'.

On peut comprendre que le ministre veuille défendre son ami Martin Camus Mimb. Mais est-il respectable pour lui de faire l'apologie de la débauche et du libertinage dans l'optique de défendre un 'ami'?

Comme si cela ne suffisait pas, il fait une autre sortie toute à l'image de la première dans laquelle il écrit encore ceci: 'Chaque mâle râle d’une gourmandise fantasmagorique en regardant la photo de la belle et se mue sur les réseaux sociaux en héroïque protecteur dans l'espoir secret d'une récompense sexuelle pour payer sa bravoure à laminer l'importun ver de terre inapte et interdit à la copulation avec de la chair fraîche dont il est exclu'.

Lisez en intégralité la sortie du ministre délégué de la justice



Pauvre Matin pauvre misère, creuse la terre, creuse le temps, il creusa lui même sa tombe, en faisant vite en se cachant et s'y étendit sans dire pour ne pas déranger les gens ! Pauvre Martin pauvre misère.

Martin Camus MIMB s'est approprié cette chanson de Georges Brassens dans son livre "Debout" en expliquant comment toute son enfance il a été écarté de la jouissance des relations sexuelles à cause de son handicap physique. Toutes les filles qu'il osait baratiner s'éloignaient prestement, avec dégoût, parfois en se moquant précisément de cet handicap objet de son exclusion de la race humaine et qui l'avait également exclu du monde de la luxure.

Après une tournée triomphale à Ongola la capitale pour partager le coeur de sa misérable histoire de vie et sa joie triomphale d'être resté Debout malgré tout, adossé sur les béquilles de sa maman et de quelques âmes sensibles, le revoilà à son retour face à une horde de personnes envieuses ou simplement jalouses qu’il ait pu avoir la prétention inacceptable d’entrer dans la haute cour gouvernementale et qui lui rappellent qu'il a osé poser son regard concupiscent sur la croupe d’une belle fille habituellement réservée aux personnes normales.

Mettons ceci au clair: je condamne avec la dernière énergie la ou les personnes de la race ordurière qui ont publié dans les réseaux sociaux les photos nues d'une jeune fille à peine puberte. Un geste aussi abject ne saurait rester impuni et je suis engagé à militer pour qu’il soit sévèrement châtié. Par ailleurs je suis contre toutes les perversions sexuelles in solo ou en groupe de partouzes. Et nous devons veiller à ce que nos filles soient protégées de la congrégation de tous les prédateurs sexuels réunis. De même que nous devons donner la chasse à ces prédateurs jusqu’à leurs derniers retranchements.

Ceci étant dit la fatwa générale lancée contre Martin Camus Mimb Privé me surprend d'autant plus qu’on ne me lit pas clairement son acte d’accusation en soulignant son rôle actif ou passif dans cette affaire. Pire on passe sous silence de manière discriminatoire et inexplicable un cas similaire plus grave encore en vigueur dans l'actualité cybernétique talibane.

Je nourris la plus grande suspicion à l'égard des témoignages nauséabonds voire ubuesques de certaines femmes venant de l'étranger, de toute évidence majeures, vaccinées et sans doute covidees qui font des publications diffamatoires dont le fond est précisément qu'elles s’autoglorifient d’avoir été très héroïques en refusant violemment leurs faveurs sexuelles à Martin parce qu'il était handicapé et qu'il avait osé avoir l’outrecuidance d’un sentiment interdit à leur majestueux et divins égards. Naturellement ces damoiseaux ne nous disent pas avec qui elles vont nuitamment forniquer. Mais passons. Ce n’est pas notre affaire.

Le crime de Martin est donc en définitive d'avoir osé prétendre à l'amour en se prenant pour l’égal d’un être humain et dans le cas qui nous concerne on ergote en ricanant sur sa prétention à vouloir aussi entretenir une relation sexuelle comme nous autres gens normaux. On rit sous cape de le voir sourire tenant à peine sur ses frêles jambes d’handicapé une belle fille serrée contre lui et cette seule image de la belle et la bête suffit pour faire Haro sur le baudet et persifler sur sa personne toute sorte d’ignominies infamantes. On tient le coupable de tous les péchés d’Israël commis sur la gent féminine avant et après Jésus Christ. C’est Martin! Cet âne bâté qui ose brouter de la largeur de sa maudite langue pendue l’herbe fraîche de l’innocence aux seins agressifs et à la culotte invisible sous la robette rose couleur-amour.

Les fantassins de l’armée amazone de la gent féminine et féministe, constituent derechef un plein avocatier aux testicules tentaculaires bien enracinées aux tréfonds de l’expérience populiste, pour châtier l'impertinent qui a osé lever ses yeux d'handicapés sur la jeune fille fraîche, ingénue, vierge, belle et avenante. Chaque mâle râle d’une gourmandise fantasmagorique en regardant la photo de la belle et se mue sur les réseaux sociaux en héroïque protecteur dans l'espoir secret d'une récompense sexuelle pour payer sa bravoure à laminer l'importun ver de terre inapte et interdit à la copulation avec de la chair fraîche dont il est exclu.

Pauvre Martin pauvre misère, creuse la terre creuse le temps, mais reste debout et tendu comme ta verge objet de toute cette fatwa contre toi'.



Perpetue Ngoma

Auteur: Perpetue Ngoma