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Voici pourquoi en général, les chinois ne recrutent pas les Africains

Chine Recrutement.jpeg "la vraie bataille du peuple noir doit se passer en Afrique et non en Occident"-Mao

Tue, 27 Feb 2018 Source: Jean-Paul Pougala

Le cauchemar des Industriels Chinois est qu'ici on manque du personnel à recruter.

Sur la première photo, tout le monde éclate de rire. Ils se moquent de moi. Parce que je veux recruter et non seulement je ne trouve pas du personnel, mais en plus le montant que je croyais proposer comme salaire mensuel fait rire tout le monde.

Nous sommes le 20 février 2018, dans une ville au Sud de la Chine. C'est la période calme où tout le monde est parti en vacance. Ici le retour à la tradition pendant 30 jours est obligatoire pour toutes les entreprises. Pour rendre hommage aux ancêtres et leur demander la bénédiction pour que les affaires marchent encore mieux dans cette nouvelle année.

Le "Hometown" est différent du mot "village" utilisé en français par les africains. Ici, on veut bien marquer le fait que la ville est industrielle et donc, n'appartient à personne. Chaque chinois doit avoir l'attache avec un territoire, sa ville maison, le coin où sont célébrés ses ancêtres : la localité où il y a sa base, sa maison traditionnelle : "Hometown".

C'est aussi la période idéale pour faire la chasse aux employés. Le raisonnement est simple. Dans un pays où les industriels ont du mal à recruter, si quelqu'un est au chômage, il n'aura pas l'argent pour rentrer dans son "Hometown".

Donc, si quelqu'un est sans emploi, il y a d'autres problèmes plus urgents que d'aller célébrer les ancêtres. C’est donc, le moment pour les entreprises de les trouver au plus vite avant que le flot des employés ne se déverse sur la ville avec la fin des congés annuels.

C'est comme cela que je suis tombé nez à nez avec ce drôle de chasseurs de têtes, dans la que, juste à côté de mon entreprise qui a elle aussi, du mal à recruter.

Ils ont écrit sur ces tableaux les postes offerts et surtout, les salaires qui vont avec. Ce sont les plus grands groupes américains, britanniques, japonais, allemands qui arrivent par centaines tous les jours dans le pays qui sont à l'origine de cette démarche. Lorsqu'ils ont promis à leurs actionnaires qu'ils allaient conquérir le vaste marché chinois, ils avaient oublié la variable "personnel" et ils sont donc obligés de monter les enchères pour les recruter au plus vite. Voilà comment des petits patrons comme moi payent les pots cassés.

Je vois déjà des fainéants africains se dire que c'est maintenant en Chine qu'ils vont aller tenter leur chance de trouver un emploi. Ils ne savent pas qu'ici, les chinois ne recrutent pas les africains. Mao leur avait dit un mensonge qui est resté dans leurs têtes jusqu'aujourd'hui. Et vous avez beau leur expliquer le contraire, ils n'y croient pas.

Mao leur avait expliqué que les Africains, les Noirs sont des "Lah-bah" et chaque fois que vous êtes un Noir devant un chinois, répétez bien l'oreille, il vous appellera "Labah (Patron).

Sur la photo en couleur, Mao remet son Livre Rouge à William Dubois, celui dont je vous ai largement parlé durant la formation. Sur la photo en noir et blanc, il est en compagnie de robert William, le leader des Black Panthers aux USA. A chacun d'eux il disait une phrase : "Avec le long drame de violence, de déportation et d'esclavage que le peuple Noir a subi pendant 4 siècles, s'il en prend conscience, et décide d’y mettre fin, c'est lui qui deviendra le Patron du Monde, un jour".

C'est cette phrase qu'il prononçait pour dire au revoir à tous ses hôtes Noirs qui a été tronquée par les médias chinois en "Le Noir sera le Patron du Monde un Jour" en oubliant le conditionnel utilisé par son auteur.

Comment peut-il prendre conscience si le bourreau lui a opportunément offert un Dieu Blanc ?

Mao ajoutait : "la vraie bataille du peuple noir doit se passer en Afrique et non en Occident".

On comprend mieux pourquoi le système a tout fait pour neutraliser les plus intelligents en les éloignant du continent dès l'âge de 17 ans. En effet, dans son ensemble la diaspora est complètement inutile à la bataille économique et industrielle du continent, parce qu'elle est appauvrie et tenue en laisse.

En tout cas, préférez-vous être un 3lah-Bah" ou un esclave ?

Le chinois a du mal à imaginer un "Lah-bah" africain, payer un billet d'avion pour faire 15.000 km pour aller jusqu'à chez eux en Chine, pour y faire une demande d'emploi. Puisque les chinois qui vont en Afrique ne font pas ça. Réfléchissez !

Auteur: Jean-Paul Pougala