0

Coup de gueule: Irène Biya, Première, première dame du Cameroun

Jean Irene Biya Jeanne Irène Biya

Thu, 28 Jul 2022 Source: Saint-Eloi Bidoung

29 juillet 1992-29 juillet 2022

30 ans après, qui s’en souvient ?

Qui devait ¸ qui doit ? Qui devrait ? Qui aurait dû commémorer, célébrer la vie et les œuvres de Jeanne Irène Biya cette grande Dame de Cœur, malheureusement sortie des cœurs des uns et des autres, et volontairement reléguée dans les poubelles de l‘histoire?

Ni l’époux, ni le fils ni la coépouse, encore moins le frère, ne pensent mobiliser les camerounais au tour de cette date au titre d’un devoir de mémoire, l’heure a été à la mobilisation pour l’accueil du Président de la France. Pourtant malgré l'oublie de certains, Nous nous en souvenons encore!

Est ce vrai que la date du 29 Juillet 1992 ne dit plus rien à personne, 30 ans après le décès de la « première » première dame du Cameroun? , Comment comprendre le silence de Monegombo, de Mvomeka’a, peut-être d' Etoudi.

à cette date...avons nous vrai tout oublié ?

Cette grande Dame de cœur , prétendument adulée, tant aimée, tant courtisée par une cours pleine d’hypocrites, de sournois, de courtisans qui lui chantaient des louanges hier , l'a sortie de son cœur pour la reléguer aux oubliettes, dans la poubelle de l’histoire. On se demande sous cape, à quoi rime l’indifférence de son veuf de mari, de son fils Franck Biya, de ses autres fils, de sa coépouse, de sa famille, que j’accuse devant l’Eternel et pour l’éternité!!! Jeanne Irène Biya repose désormais en paix ou dans la tourmente loin des bouches, loin des yeux et loin des cœurs.

Je n’ai aucune intention d’exhumer des souvenirs ou alors de réveiller, des douleurs, des évocation pénibles ; je veux tout simplement rendre un hommage à cette grande dame d’action qui a eu le privilège d’être l’épouse de notre Chef d’Etat et comme par hasard ma sœur ; à qui on a tout arraché : la vie, les œuvres, l’amour et la destinée. Depuis son inhumation à Mvomeka’a, une Chappe de plomb semble avoir recouvert sa vie et les multiples actions qui l’ont accompagnées. Tout se passe comme si une main lourde, obscure, et invisible voulait effacer son souvenir de la mémoire collective de ses compatriotes.

Observons qu'il n'ya pas de cérémonie commémorative organisée pour perpétuer la reconnaissance de son passage sur terre. Même pas une messe de requiem, à ce que je sache pour le grand public. Quel sort ! Et l’état du Pavillon « J.I.B » à l’hôpital central de Yaoundé démontre à suffisance la détermination de ceux qui voudraient effacer l’image de la défunte en nous. On se serait attendu pour sa très aimable mémoire, que des structures sociales, humanitaires, ou sanitaires soient érigées et lui soient dédiées. Hélas ! Tout juste a-t-on vu disparaître la couche de peinture sur les murs du « pavillon J.I.B » pour effacer sa mémoire (à jamais selon les commanditaires des travaux). Entre substitution de nom et volonté délibérée et affirmée de uns et des autres à le remplacer par le nom de la première dame actuelle. Gravissime erreur dont on aurait bien pu se passer. Bien plus, un sujet de profonde frustration que ressentent tous ceux et celles qui n’oublient pas quelle reconnaissance éternelle la nation aurait dû lui porter. 30 ans après sa dure, pénible et brutale disparition, son nom reste tabou dans certains cercles proches du pouvoir et particulièrement celui du Chef de l’Etat, de peur de subir les foudres et les affres du palais et de la première dame actuelle selon nos sources.

Le propre frère de Jeanne Irène Biya fut Ministre. Qu’est ce qu’il a fait pour la mémoire de sa sœur ? Le fils adoptif Franck Emanuel Biya, se souvient-il de cette femme qui lui passait les couches ? Paul Biya lui-même n’a pas entrepris pendant 30 ans une action pour honorer la mémoire de celle qui a été à ses côtés pendant trois décennies. Même pas un simple championnat de vacances autrefois couru à Akonolinga, en sa mémoire? Dieu seul sait combien ils sont nombreux les enfants qu’elle a élevé et qui sont devenus presque « vices-dieux ».

Ce nom que les médias nous servaient au petit déjeuner, au dîner et au souper est devenu tabou. Qui croit -on contenter; la Première dame actuelle ?

Maman Chantal, Mbamba Essaï nationale, voici l’occasion qui vous est donnée, d’apporter un cinglant démenti à de telles allégations ; Vous patronneriez vous-même une cérémonie, une messe commémorative d'un tel dessein, ajouterait certainement un point à ces nombreux quu existent déjà en votre faveur auprès de ce même peuple qui profite tout aussi de vos dons si larges... Cela affermira encore plus vos liens avec les akonolinga, l' ancienne belle famille, qui non sans raison, se sent quelque peu abandonnée voire marginalisée depuis la mort de Jeanne Irène.

Une Idée quasiment impossible à réaliser sans votre participation, tant il est vraie que des membres de la famille régnante occupent les postes décisifs dans l’appareil de l’Etat et du parti qui auraient dû faciliter une telle opération sont malheureusement animés par une logique tontinarde scandée : « à nous le tour »!

Le nom de jeanne Irène Biya se trouve être désormais inscrit en lettre d’or au tableau d’honneur des noms tabous de la République, de l’histoire et de la mémoire collective.

Jeanne Irène Biya, n’aura jamais connu de repos depuis 30 ans, tellement il y a des bruits autour de son cercueil. Le remariage, ne peut lui avoir donné un sommeil tranquille, tellement il y a du chahut autour de sa mort. Je n’aimerai pas être à la place de Paul Biya. Je ne veux pas être l’exhumeurs des vieux démons, mais tous ensemble, adressons-lui au moins nos regrets éternels pour son épouse décédée le 29 juillet 1992.

C’est pour cela que j’accuse les morguiers, croque-morts, médecins-légistes et autres nécromanciens qui pullulent et manipulent l’opinion au Cameroun depuis 30 ans autour de la mort de Jeanne Irène Biya. Il vaut mieux ne pas en parler de peur qu’on pense que vous en savez un peu trop.

Malheureusement celui qui aurait pu nous renseigner d’avantage sur la mort de Jeanne Irène Biya est déjà mort.

Que son âme repose en paix.

Auteur: Saint-Eloi Bidoung