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Enseignant battu à Ayos : le sous-préfet avait raison

Tabasser Afrique L'enseignant est placé en garde à vue puis libéré

Fri, 24 Jan 2020 Source: Le Jour N°5023

Scandale à Ayos : le sous-préfet avait raison

Pour sa part, le délégué régional des Enseignements secondaires pour le Centre, qui s'est rendu à Ayos relativise : "Le sous-préfet était dans tous ses droits. Si elle s'est sentie humiliée dans l'exercice de ses fonctions, il était bon ton qu'elle prenne des mesures conservatoires. Car, il y a eu insubordination de la part de l'enseignant. Si elle a demandé à ce que l’enseignant soit arrêté et gardé à vue, c'était davantage pour sa propre sécurité (celle de l'enseignant ndlr) car elle était avec son état-major. Néanmoins, le préfet du département du Nyong et Mfoumou et moi-même, qui nous sommes aussitôt rendus sur les lieux, avons fait libérer l'enseignant", relate-t-il.

Et de poursuivre : " dans un arrondissement, le sous-préfet représente le chef de l'Etat et elle y est descendu en qualité du ministre des Enseignements secondaires. Elle a le droit d'aller dans un établissement scolaire quand elle estime que quelque-chose ne marche pas bien. Et pour la circonstance, elle s'est fait accompagner d'un censeur et de deux surveillants généraux, car le proviseur recevait une mission de contrôle du ministre des Finances".

Cela dit, la loi du 14 avril 1998 sur l'orientation de l'éducation au Cameroun, en son article 47 (1) dispose que l'enceinte d'un établissement d'enseignement est inviolable. "Les chefs d'établissements scolaires sont responsables du maintien de l'ordre dans leurs établissement", poursuit l'alinéat2. Et l'alinéa 3 de conclure : " l'intervention des forces de l'ordre ne peut avoir lieu que sur réquisition expresse du chef d'établissement". Il reste à chacun d'apprécier si cette loi a été respectée ou violée

Auteur: Le Jour N°5023