2

Epervier: voici la complice de Ngoh Ngoh à la SCDP qui a versé 2 milliards à la PORTSEC

Complice Ngoh Ngoh SCDP Camerounweb 'L’argent a été viré au nom d’un énième projet de sécurisation des infrastructures'

Thu, 26 Aug 2021 Source: BORIS BERTOLT

C'est un nouvel élément dans ce grand scandale de détournement de deniers publics dénommé "Affaire Cyrus Ngo'o", du nom du directeur général du port autonome de Douala, qui secoue depuis quelques semaines déjà le sérail. Selon le lanceur d'alertes Boris Bertlot, la directrice de la Société Camerounaise de Dépôt des produits pétroliers (SCDP) de verser 2 milliards FCFA à la Société PORTSEC. Il précise que dame Moampea Mbio née Manzoua Véronique doit "son ascension" au ministre secrétaire général de la présidence Ferdinand Ngoh Ngoh.

Ci-dessous l'intégralité de la confidence

C’est un vaste réseau de pillage systématique des fonds publics au nom de la sécurisation à laquelle est associée l’entreprise PORTSEC.

Après avoir pompé 54 milliards FCFA au port de Douala, où les travaux de la barrière ne sont pas achevés, ce qui n’est pas encore connu c’est que l’homme à la punk, Ferdinand Ngoh Ngoh a également demandé à la directrice de la Société Camerounaise de Dépôt des produits pétroliers (SCDP) de verser 2 milliards FCFA à la Société PORTSEC.

La directrice, Moampea Mbio née Manzoua Véronique n’a même pas toussé. Elle qui dirige actuellement SCDP comme la maison de son grand-père a viré l’argent illico presto.

L’argent a été viré au nom d’un énième projet de sécurisation des infrastructures.

Mais pour comprendre pourquoi Moampea Mbio née Manzoua Véronique a viré l’argent sans bruit, il faut savoir qu’elle doit toute son ascension à l’homme à la punk. C’est lui qui l’a fait passer de chef service à la CSPH au poste de DGA de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH). Puis en moins d’un an, elle est devenue DG de la SCDP.

Cette intime de l’homme à la punk, est une pièce clé dans le dispositif du tout puissant SGPR.


FAUSSES INSTRUCTIONS DE BIYA : LES AVEUX DE FERDINAND NGOH NGOH

Les Camerounais ont été habitués depuis quelques années par la formule « SUR TRES HAUTE INSTRUCTION DU CHEF DE L'ETAT », utilisée par certains membres du gouvernement et proches collaborateurs de Paul Biya dans leur correspondance. Selon les révélations du ministres d’Etat Secrétaire général de la présidence de la République, toutes ces correspondances n’expriment pas forcément les volontés du président de la République. L’expression serait usurpée par certains membres de l’exécutif dans leur propre intérêt. Ferdinand Ngoh Ngoh a fait ces confidences à Lazare Atou l’administrateur du Cabinet de conseil Atsou dans une lettre en date du 24 juin 2021. Le SG/PR remettait ainsi en cause une correspondance qu’aurait signé le premier ministre Dion Ngute.

« Parallèlement, vous m'avez fait recevoir le 24 juin dernier par un de vos collaborateurs que vous avez chargé de me remettre votre correspondance ci-annexée datée du même jour, par laquelle vous remettiez en cause le caractère authentique des Très Hautes Instructions du Chef de l'État, pourtant conformes à nos lois et règlements, qui nous ont été notifiées en date du 26 mai 2021 par un autre collaborateur du Chef de l'Etat, qui comme vous, est bien habilité à faire usage de cette même formule sacrée "SUR TRES HAUTE INSTRUCTION DU CHEF DE L'ETAT", dont était d'ailleurs revêtue sa correspondance ci-annexée », révèle Lazare Atou.

Les frères ennemis

Alors qu’il se fait de plus en plus rare, Paul Biya a cependant instauré une nouvelle pratique qui consiste à recevoir tous les vendredi le premier ministre Joseph Dion Ngute au palais de l’Unité. Cette tradition qui surprend tout le monde au palais fragilise davantage Ferdinand Ngoh Ngoh d’autant plus que les entretiens en Biya et Ngute se font en privé.

« Comme pour faire contrepoids à la puissance de Ngoh Ngoh, Paul Biya s’emploie maintenant à renforcer Dion Ngute. Il s’entretient tous les vendredis après-midi avec son Premier ministre. Une nouveauté que ce privilège accordé par un président qui apparaît de moins en moins en public et reçoit rarement ses ministres », révèle Jeune Afrique.

Le journal indique également que la violente bataille que se livrent Ferdinand Ngoh Ngoh et Joseph Dion Ngute ne déplait point à Paul Biya. Il serait d’ailleurs l’incitateur. « Tels deux caïmans du même marigot, ils s’épient, se jaugent et s’opposent tout en veillant à ne pas faire trop de vagues. Le président ne perd pas une miette de ce duel au sommet et alimente même en munitions leur animosité. Tant que les coups qu’ils se portent ne dégénèrent pas en une guerre de tranchées trop bruyante, le « chef » savoure. Âgé de 87 ans, conscient que sa succession occupe tous les esprits, il se joue du choc des egos pour contenir les ambitieux », précise Jeune Afrique.

Auteur: BORIS BERTOLT
Related Articles: