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Opinions Tue, 11 Sep 2018

Etoudi 2018: la question de l’environnement passée sous silence

Dans le cadre de la présentation des projets de société par les candidats dans les émissions à caractère politique de nos organes de presse, il se trouve d’après notre décryptage des programmes que des 9 candidats à la présidentielle, les questions sur la biodiversité et l’environnement sont aux oubliettes pour certains et sommairement abordées pour d’autres.

La COP 21 a été l’occasion pour la communauté internationale d’acter l’importance de limiter les émissions de gaz à effet de serre pour préserver l’environnement, limiter la hausse des températures et protéger la biodiversité dans son ensemble. Mais nos hommes politiques oublient trop souvent de considérer la biodiversité.

Celle-ci joue pourtant un rôle important dans la régulation des températures, dans l’équilibre des chaînes alimentaires terrestres et marines, dans notre propre chaîne alimentaire. Les arbres, les océans, les sols retiennent les émissions de CO2 des êtres vivants et des activités humaines. Les activités industrielles tendent au contraire à aggraver ou accélérer les effets du changement climatique : déforestation, destruction de l’habitat de nombreuses espèces, pollution des sols, non traitement des déchets … la liste est loin d’être exhaustive.

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Notre ferme résolution est d’interpeller les confrères de medias de pinailler sur ces questions qui du reste ne sont pas négligeables. La santé de fois est à l’épreuve du climat. Sans revenir ici sur une pré-campagne électorale mouvementée, il faut convenir que les candidats n’arrivent toujours pas à convaincre le public de l’urgence à prendre en compte l’enjeu environnemental: querelles de personnes, stratégies politiques incertaines sont malheureusement les difficultés qui plombent nos formations politiques de l’opposition pour battre le candidat sortant Paul Biya au pouvoir depuis 36 ans. N’oublions pas que la Communauté Internationale suit de près et de loin cette élection de 2018, dans un contexte de la dégradation du climat sécuritaire notamment dans la partie anglophone et dans l’extrême-Nord.

L’enjeu environnemental est également l’une des causes de la misère des populations et dont l’une des raisons inavouée des sécessionnistes de la république fantomatique d’Ambazonie et la nébuleuse Boko Haram.
Auteur: lavoixducentre.info