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Forum économique Chine–Cameroun: la désillusion de Paul Biya

Biya Sisiku Ultimatum Cameroon Ambazonie C’est Paul Biya le responsable ultime car l’histoire ne retiendra pas les noms de ses ministres

Wed, 28 Mar 2018 Source: Albin Njilo

Peu après le comice agropastoral d’Ebolowa en 2011, le président Biya rêvait d’un Cameroun autosuffisant sur le plan alimentaire, l’agro-industrie étant la solution.

Alors que selon les ajustements, l’état du Cameroun ne devait plus prendre de risque dans le secteur productif en y injectant de l’argent et qu’il lui revenait plutôt de mettre sur pieds des conditions pour l’émergence du secteur privé, les ministres du gouvernement sont allés convaincre le président Paul Biya de la mise sur pieds d’un programme dénommé »programme Agropole », pour valider un processus démarré en 2009 avec l’usine de Poulet de Bafang lorsque pour soutenir un entrepreneur local, le gouvernement a investi un demi milliards de FCFA dans un projet privé.

Ces ministres ont botté en touche les résolutions prises lors du comice de Sangmélima aucune d’elles effectives, et ont saboté à travers la corruption et détournements de fonds le vaste projet d’infrastructures lancé par le président Biya en 2012 pour favoriser l’émergence du secteur privé.

Officiellement lancé en 2013, le programme dénommé Programme Agropole est un programme économique d’aménagement du territoire pour la promotion des entreprises de moyenne et grande importance dans le secteur rural.

En validant le forum économique chine Cameroun, le président Biya espérait donner plus de visibilité aux producteurs locaux fabriqués dans le cadre des programmes Agropoles qu’il avait validé, que non.

Barrages, Sonatrel, CDC, Camtel Mobile, autoroutes, Ponts, sept ans après le lancement des gros projets, rien n’était prêts, pas un seul producteur local ayant émergé dans l’agro-industrie à travers ce programme Agropole.

En 2017 le Cameroun a importé pour 1 ,5 million de tonnes de denrées alimentaires contre 1,388 en 2015 et Un million en 2009 .Même si la population a augmenté, la production devrait suivre. Au lieu de cela, le gouvernement a plutôt pris des mesures pour imposer des barrières tarifaire afin de bloquer l’exportation de certains produits locaux dans la sous-région, un Cameroun jadis grenier de la CEMAC qui doit aujourd’hui importer l’huile de palme du Gabon.

En septembre 2013, le gouvernement remet un chèque de 442 millions de francs Fcfa pour le lancement de l’Agropole sur le riz de Galim, une initiative de Desiré Kepseu pour un coût total d’1,2 milliards de FCFA. Le 20 Aout 2015, le quotidien gouvernemental reconnaitra que ce projet a été un fiasco, ayant englouti des centaines de millions du contribuable camerounais, il était question de la mise sur pieds d’une usine de transformation du riz extrait des champs. Nous sommes en 2017, pas l’ombre d’une usine. Rapproché, le promoteur laisse entendre que le projet n’avance pas faute de financement, malgré la contribution du gouvernement, les autres partenaires n’ont pas pu mobiliser leurs parts.

Le même scenario est visible dans la localité de Nlowe, dans le Mungo, le gouvernement camerounais a débloqué 562 Millions de FCFA pour le lancement de l’Agropole sur l’ananas dans la localité, un programme d’un montant de 1,9 milliards de FCFA. Bientôt 2018, les agriculteurs attentent toujours l’usine qui tarde à venir, c’est le même langage chez le promoteur, toujours à la recherche des fonds.

‘’Que se passera-t-il si ses promoteur ne parviennent pas à mobiliser les fonds nécessaires alors qu’ils ont reçu le financement de l’état ?’’ , s’interroge Christian Penda Ekoka, Conseiller technique à la présidence de la république qui ne comprend pas ce mode financement dans lequel l’état décide d’injecter des grosses sommes d’argent pour des projets sans au préalable évaluer les capacités des promoteurs, ce qui l’amène à penser à un système de retro commissions.

L’usine de transformation de manioc de Sangmélima ou l’état a injecté une centaine de millions est à l’abandon, l’usine des tracteurs d’Ebolawa plus de 300 millions, l’usine de découpage des poulets de Bafang 400 millions abandonné dans la broussaille, usine de poulet de Bomono abandonnée, usine de soja de Yato jamais mis sur pieds, usine de mangues de N’Gaoundéré jamais mise sur pieds, tous ses promoteurs disent êtres jusqu’aujourd’hui entrain de mobiliser les fonds.

‘’Comment un gouvernement peut-il s’endetter pour investir dans les projets sans étudier la capacité financière de ses partenaires ? Qui va donc rembourser cet argent ‘’ s’interroge Christian Penda Ekoka

En 2018 le Cameroun va importer 100 000 tonnes d’huiles de palme, une partie viendra du Gabon, les importations de poisson n’ont cessé de grimper et les prix de poulet pas abordables sur le marché.

L’agropole était la production, la transformation et le stockage, comment le grand nord à cause d’une année de pluie sombre-t-il dans la famine le prix du Sorgho et mil ayant grimpé de 9 milles à 27 milles ?

La chine est premier producteur mondiale de poisson d’étangs, combien d’entrepreneurs camerounais du secteur de la pisciculture était dans la délégation camerounaise ? Plus de Cinq promoteur privés ayant reçu des centaines de millions chacun pour la production de poisson dans le cadre de ses Agropoles. Premier producteur mondiale de viande de Porc, premier producteur mondiale de Riz, deuxième producteur mondiale de volaille.

Favoritisme, corruption, rétrocommission, si les actes des ministres du gouvernement ne cessent de plonger le Cameroun dans l’abime,pour le conseiller à la présidence Christian Penda Ekoka, c’est Paul Biya le responsable ultime car l’histoire ne retiendra pas les noms de ses ministres, mais celui du président Biya »On ne parle jamais des ministre de Churchill ou de Khadafi ,mais on parle de Churchill et de Khadafi » conclut Penda Ekoka.

Auteur: Albin Njilo