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L'histoire de Paul Momo, le nationaliste et bandit camerounais mort décapité à Bafoussam

Momo Et Ses Troupes Camerounweb Paul Momo

Wed, 11 Aug 2021 Source: Arol Ketch

Dans une tribune publiée ce mercredi 11 août, Arol Ketch partage avec les Camerounais, l'histoire de Paul Momo, le Camerounais mis nationaliste, mis bandit arrêté et décapité de manière cruelle en face de l'escadron de gendarmerie de Bafoussam dans les années 1955.

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De son vrai nom Paul Tchuembou, il était originaire de la chefferie de Baham. En 1960 il est à la tête du district n°3 de l'armée de Libération nationale du Kamerun (ALNK) qui couvre la subdivision de Bafoussam. Il fait partie des jeunes urbanisés qui avaient regagné la clandestinité au lendemain de la dissolution de l'UPC en 1955.

Momo Paul était de taille moyenne, mais « très forte corpulence », « grosse tête, légèrement défoncée, une cicatrice verticale au front (trace de balle), forte démarche » (archives coloniales).

Il était aussi un artiste polyvalent ; musicien réputé, chef d'orchestre, organisateur de balles de jeunes, footballeur populaire de Crocodile de Mbouda.

Attaqué par surprise, sa garde rapprochée fut décimée à Lagwe, dans la maison paternelle(23 adolescents sur le carreau, les mains liés dans le dos, de tout évidence avant l'exécution); le nationaliste trahi réagit par une longue grève de la faim.

La mort lui sera donnée de façon cruelle au mépris des lois de la guerre : thorax perforé du dos à la poitrine, corps exposé au Carrefour Maquisard pendant des jours, puis décapité avant d'être enterré entre deux dalles de béton surarmé en face de l'escadron de gendarmerie de Bafoussam.

Après la désorganisation du Sinistre de la Défense Nationale Kamerunaise suite à l'attentat contre le député Samuel WANKO, il ne ne faisait plus partie de l'Armée de Libération Nationale Kamerunaise.

Il a commandé le Régiment numéro 1 et plus tard il a été retourné complètement pour travailler avec les colonialistes.

C’est ceux-ci qui vont l’assassiner parce qu'ils le soupçonnaient de trahison.

Paul Momo était plutôt un électron libre, mi- bandit, nationaliste qui agissait à sa guise malgré l'effort de Martin Singap qui avait à cœur de coordonner tout cela.

Le livre «Kamerun» évoque de manière détaillée l’histoire de ces nationalistes.

Auteur: Arol Ketch