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L'orientation politique qui définit la nationalité au Cameroun

Calibri Calibro Emmanuel Nkom Camerounweb Qu'est-ce qui n'a pas encore été fait ailleurs dans cette France-Afrique qui est votre modèle?

Mon, 26 Jul 2021 Source: Zona Coker

Le débat sur la nationalité de l'activiste de la Brigade Anti-Sardinards (BAS), Calibri Calibro fait rage sur la toile et sur les médias camerounais. Selon Zona Coker, si l'intéressé était un militant du RDPC, on n'assisterait pas à toute cette scène.

Tu n'es pas d'accord avec le dirigeant en place et son régime, il t'impose l'exil. Tout est fait pour éloigner les autochtones de la zone équatoriale à laquelle nous appartenons de leur terre natale par tous les moyens possibles et imaginables et dans la continuité coloniale. On nous impose la non bi-nationalité, on nous prive de la carte nationale d'identité, on accélère la fabrication des passeports en masse plus rapide que l'établissement des actes de naissance, afin de pousser les camerounais à fuir la misère institutionnalisée du régime en place pour aller mourir dans la méditerranée ou comme esclave au Maghreb. La baisse de la démographie du peuple noire est en marche avec la complicité de ses dirigeants. A tout ceci s'ajoute le refus d'établir les passeports à ceux considérés comme les ennemis du régime, l'expropriation des terres etc... Si on vous laisse vraiment ce Cameroun là qu'en ferez-vous si ce n'est de continuer à le fragmenter au profit des étrangers à la peau blanche pour vous faire accepter. La langue que vous parlez, c'est eux, les lois que vous appliquez pour détruire vos compatriotes reposent sur les leurs, la monnaie que nous utilisons leur appartient et vous nous plumez encore pour aller dépenser chez eux. Votre système éducatif est basé sur le leur. Vous avez même complètement abandonné vos cultures pour leurs sectes et leurs religions. Aucune personnalité aucune originalité, aucune créativité, aucune imagination. L'occident doit tout vous montrer et vous apprendre, vous diriger et vous former. Il doit fabriquer, valoriser ou valider pour que ce soit important à vos yeux. Comment est-ce que nous pouvons nous faire respecter par les autres, peu importe les diplômes accumulés si nous ne sommes propriétaires, créateurs, inventeurs ou bâtisseurs de rien. Un morceau de bois dans l'eau ne deviendra jamais poison, peu importe le temps qu'il y passe. Chacun a sa place, son rôle à jouer et son importance dans l’éco système. Tout ce temps que nous perdons à devenir comme les autres, à plaire aux autres, à agir par rapport à ce que veulent les autres est un temps perdu que nous aurions pu utiliser pour apprendre à être nous-mêmes, à faire ce qui nous convient, à dignes dans ce que nous sommes, avec notre propre identité et une nationalité qui ne repose pas uniquement sur les bases, les frontières et des papiers que le colon nous a imposés.

Plus de 60 ans après la soi-disant indépendance du Cameroun, nous-nous battons encore entre nous pour appartenir à ce mot qui nous a été imposé par le colon et qui ne veut absolument rien dire dans aucune de nos langues africaines. Mais quelle honte ! Dans une vidéo qui circule sur la toile, un africain disait que le plus grande vol que subit l'homme noir c'est celui de son cerveau. Je suis entièrement d'accord avec lui. Passer 20 à 30 ans ou plus de sa vie sur les bancs de l'école pour apprendre à parler, à réfléchir et à faire ce que veulent les autres, pour avoir pour références les philosophes occidentaux, alors qu'on a vécu la majorité de sa vie en Afrique et qu'on a l'accent de monsieur tout le monde de son village est d'un ridicule qui ne dit pas son nom. Après des décennies d'études, on est content de finir comme un aboyeur sur les plateaux de télévision et les réseaux sociaux au service des inconnus comme Biya Bi Mvondo, Maurice Kamto ou Cabral Libii, alors qu'on a des personnes dans nos familles, dans nos villages et autour de nous au quotidien qui sont plus importants dans nos vies, qui méritent notre attention et qui devraient normalement nous inspirer. Si les nous autres avons décidés de prendre la parole ou d'agir, c'est justement parce que les intellectuels auto-proclamés et preneurs de décisions n'ont pas joué leurs rôles dans la société. Que des gros titres vides de sens et des diplômes sans valeur et du bavardage qui n'a aucun effet sur le terrain! Si aujourd'hui le colon préfère dialoguer avec un Calibri Calibro après plus de 60 ans de la soi-disant indépendance, ça veut dire l'état a échoué misérablement. Le respect se mérite. Vous qui avez passés des décennies sur les bancs de l'école préférez dire tout le temps au colon ce vous croyez qu'il veut entendre, il s'ennuie. Aujourd'hui, il préfère écouter Calibri Calibro qui l'amène à réfléchir, à changer, à faire mieux. Voilà pourquoi Missié Makron préfère échanger avec Paul Kagamé. Alors, au lieu de centrer le débat sur la nationalité d’Abdoulaye Calibri Thiam, soyez utiles à votre pays et à vos compatriotes pour que les Calibri Calibro ne deviennent pas des héros qui font de vous des inutiles. Dénoncez et indignez-vous quand ce n'est pas juste !!!

Vous avez d'abord fait semblant d'ignorer Calibro Calibro après la casse des ambassades tout en le traînant devant les tribunaux pour vol des yaourts. Puis vint le jour où il a parlé à Missié Makron, vous avez alors écrit des bibles sur lui, même Biya Bi Mvondo est sorti de son silence méprisant pour s'expliquer sur les accusations de Calibri Calibro à son égard. Aujourd'hui, vous refusez de reconnaître qu'il est camerounais comme vous. Biya Bi Mvondo qui claque les milliards à l'hôtel intercontinental de Genève ne peut en aucun cas être considéré plus camerounais à mes yeux qu’Abdoulaye Thiam qui l'empêche de dépenser l'argent du contribuable camerounais en occident depuis plus de deux ans. Encore moins sa femme Chantal Vigouroux dont le père n'est même pas un africain ou un noir comme celui de Abdoulaye Thiam. Certains de ceux qui traitent Calibri Calibro de sénégalais ou de malien se considèrent même comme des panafricanistes, d'autres ont même la bi-nationalité pourtant illégale au Cameroun, quelle incohérence. C'est ce même mépris qui a poussé nos frères anglophones à se battre pour avoir leur propre territoire où ils se sentiront libre et digne chez eux. Bizarrement, ce sont les mêmes véritables camerounais qui honteusement ont du mal à comprendre le combat des anglophones qui aujourd'hui se considèrent comme des ambazoniens.

Après avoir passé des jours à vanter l'importance des 7 plaintes qu'il a déposées à Genève contre la police, l'hôtel intercontinental et des personnes physiques, mais aussi de sa rencontre très réussie avec les médias suisses, Nganang le grand écrivain insulteur veut faire un come-back dans la révolution en faisant tomber Calibri Calibro le leader de la bas jaune qui lui fait de l'ombre. Il a fait un direct avant-hier pour convaincre je ne sais qui que lui qui était le grand absent de Genève lors de la manifestation du 17 juillet 2020 a œuvré efficacement pour que Biya Bi Mvondo écourte son séjour en suisse. Le but du direct était de convaincre son peuple que les 7 plaintes qu'il a laissées à Genève (qui n'avaient d'ailleurs rien à voir avec Biya Bi Mvondo) ce qu'aucun autre camerounais selon lui n'a osé faire avant, ont joué un grand rôle dans la décision prise par Biya de programmer son retour au Cameroun après seulement 2 semaines de vacances. Soyons honnêtes, Nganang a réussi à faire quoi depuis sa sortie de Kondengui qui ne se soit soldé par un échec? Même sa campagne de haine contre le peuple Bulu, les Beti, les Nkouah, les Bamoun, les nordistes et le tribalisme dans lequel il a entraîné le peuple Bamiléké se retournent déjà contre lui et ceux qui l'ont suivi dans cette aventure. Il a voulu rencontrer Missié Makron sans succès, il a imposé le concept Bulu à certains, Calibri Calibro a stoppé la bêtise dans une conversation de quelques seconde avec Missié Makron. Il a voulu prendre le control du MRC pendant que Maurice Kamto était au Ngata sans succès, il a créé une armée Bamiléké qui jusqu'à ce jour n'a pas encore rejoint Field Marshall sur le terrain. Même le grand rôle qu'il a voulu jouer auprès des ambazoniens n'a pas marché parce qu'il s'est au final révélé être dans la manipulation. Ce n'est donc pas la BAS de Calibri Calibro qu'il fera plier.

Avec tous ces échecs, je comprends ses frustrations qui le poussent aujourd'hui à vouloir faire passer la bas jaune pour un mouvement violent sans cerveaux alors que lui-même insulte tout le monde, recrute les militaires Bamiléké depuis plus de 2 ans et achète la logistique de guerre pour amener le peuple Bamiléké à perpétrer le génocide de leurs complices et ennemis Bulu afin de prendre le pouvoir par les armes. Quand les intellectuels, les leaders d'opinions et les preneurs de décisions se plaisent dans ce genre de bêtises, dans le suivisme des hommes politiques et l'adoration des occidentaux, les bozayeurs, les chômeurs, les sans-papiers et les illettrés courageux deviennent des héros du peuple en quête de solutions pour sortir de la misère dans une Afrique assoiffée de changement. Si les francophones retirent la nationalité camerounaise à Abdoulaye Calibri Thiam parce qu'il veut le meilleur pour son pays et aussi parce que les actes que ce dernier pose exposent leur paresse physique, morale et intellectuelle, les ambazoniens seront contents de l'avoir. Chez eux, la nationalité c'est aussi au mérite et Calibri Calibro a montré qu'il avait le courage, la détermination, la fierté et l'amour de son prochain comme ses frères ambazoniens dignes et fiers qui se battent pour arracher la liberté de leur peuple. Qui perdra au final dans un tel scénario étant donné que le nom de Calibri Calibro sera à jamais écrit dans l'histoire du Cameroun francophone comme un héros qu'on le veuille ou non. Abdoulaye Thiam est le seul camerounais qui a réussi à accoster le président français, poussant Biya Bi Mvondo à sortir de son silence méprisant et amenant les membres du gouvernement, leurs journalistes, leurs diplômés, et leurs patriotes à réagir? Alors, messieurs et dames, avant de prétendre être plus crevettes que monsieur Abdoulaye Calibri Thiam, assurez-vous d'abord de le remplacer valablement dans les cœurs des camerounais ? Si vous avez accepté toute la merde que Biya Bi Mvondo a balancée sur vous pendant 40 ans et ne trouvez rien à redire sur la prise de contrôle de la gestion de nos affaires par l'ambassadeur français et le gré-à-gré qui se prépare avec Franck Biya, je suis sûr que vous ne ferez absolument rien si Missié Makron vous imposait Abdoulaye Thiam comme prochain président de la république camerounaise. Qu'est-ce qui n'a pas encore été fait ailleurs dans cette France-Afrique qui est votre modèle?

Est-ce que je suis d'accord avec tout acte que pose Abdoulaye Calibri Thiam, absolument pas. J'ai toujours dénoncé ses agressions physiques et verbales sur les innocents camerounais qui n'ont rien à voir avec le pouvoir de Yaoundé. J'ai moi-même été agressé verbalement par Calibri Calibro le 26 janvier 2019, jour de la casse des ambassades. Malgré ça, je ne mettrais jamais en doute sa nationalité camerounaise à partir du moment où il est né au Cameroun, encore moins une personne comme lui qui a une mère d'origine camerounaise. C'est tellement ridicule, surtout venant des personnes qui s'expriment dans les grands médias nationaux. On a recours à ce genre de coups bas quand on n'a plus d'arguments face à son adversaire ou pour convaincre le peuple. Il fallait faire jouer votre intelligence quand vous aviez eu l'occasion à travers la casse des ambassades. Vous avez préféré accuser Calibri Calibro d'avoir volé des yaourts alors de grâce, épargnez-nous vos histoires de nationalité. Si vraiment vous voulez qu'on se lance dedans cette merde, pourquoi ne pas pousser le ridicule un peu plus loin en faisant les tests ADN qui est le seul à pouvoir trancher en nous disant si certains super camerounais que vous êtes ne sont pas en réalité les fils des boutiquiers maliens du quartier, des bijoutier sénégalais de la ville ou des commerçants nigerians du marché. Soyons aussi et surtout des signes citoyens qui méritent d'être des camerounais. ABIM TE

Auteur: Zona Coker