0
Opinions Wed, 30 Sep 2020

'La terreur que Paul Biya impose aux anglophones, il l'imposera aux francophones '

Un dirigeant qui refuse tout dialogue avec son peuple, même celui proposé par les religieux locaux et la communauté internationale, préférant plutôt tourner les armes du peuple contre le peuple pour dicter sa volonté par la violence, ne laisse au peuple aucun autre choix que celui des armes pour l'enlever du pouvoir.

Un dirigeant qui répond aux demandes pacifiques de révision constitutionnelle des anglophones par les massacres, les tortures et les arrestations arbitraires, et qui dit un NON radical à toute forme de dialogue, parce qu'il ne veut pas quitter le pouvoir, ne pourra jamais le quitter par les élections.

Le peuple doit s'organiser pour retirer les armes (achetées par ses impôts) des mains des policiers, gendarmes et militaires exécutant les ordres d'un tel dirigeant dictateur.

Les anglophones ont compris que Paul Biya et son régime n'entendent que le langage de la violence, et ils résistent efficacement, bien organisés qu'ils sont en cellules de résistance armée, une stratégie de lutte révolutionnaire que nous avons donnée depuis 2008 autant aux anciens étudiants anglophones de l'université de Buéa qu'à des groupes de francophones, qui tous se reconnaissent.

Si les américains ne s'étaient pas organisées en milices armées de citoyens contre l'oppresseur colonial britannique, les États-Unis d'Amérique ne seraient pas l'actuelle terre des libertés et première puissance mondiale.

Le Cameroun sera ce que les citoyens camerounais décideront qu'il soit, par leur action ou leur inaction.

Je prône l'action, parce que ne pas agir c'est tenter Yahweh (Deutéronome 6:16). Il est impérieux de désarmer les forces d'un gouvernement devenu terroriste. Les francophones camerounais doivent s'organiser en cellules clandestines d'autodéfense populaire pour arracher le contrôle de leurs localités des mains des forces armées gouvernementales devenues terroristes.

Où trouveront-ils les armes pour se défendre?

Réponse: les cellules d'autodéfense populaires doivent attaquer les postes de police, de gendarmerie, de militaires, des prisons et des personnalités publiques armées, afin de retirer les armes du peuple qui leur reviennent de droit.

Pour jouir du miel, il faut affronter les abeilles.

Ils doivent vite s'organiser, car l'après 7 octobre 2018 et les mois et années à venir peuvent coûter leur vie et celles de leurs familles et proches.

Devant un gouvernement despotique, le peuple doit résister par tous les moyens, en usant de ses droits de souverain.
Auteur: Seme Ndzana