Notre jeunesse est dans la servile continuité coloniale
Notre histoire de famille, doit nous enseigner, nous préparer à suivre les traces de nos parents, ou à rejeter totalement, ce à quoi ils ont été réduits.
Le salariat m'a tellement traumatisée, que j'ai dans mon subconscient profond toujours rejeté la sous mission professionnelle. Attendre un salaire fin de mois, pour moi, pas question. Mes 2 parents étaient fonctionnaires, hors de question pour moi, de suivre ces pas entre affectations et salaires dérisoires.
Hier, j'ai échangé avec 2 jeunes filles, sur leurs expectatives professionnelles. L'une vivant en France, formée dans un domaine par mimétisme, a beaucoup de mal à tenir un emploi. Je lui ai proposé de se former à autre chose ou d'approfondir son premier choix, pour tutoyer l'élitisme. Elle n'a même pas pu me dire, ce qu'elle voulait faire, à 24 ans.
Dans la même veine, je voulais savoir ce que voulait faire celle qui est au pays, du même âge ou plus. Elle m'a dit qu'elle attendait le concours de l'Enam, j'ai failli avaler mon crayon. Pourquoi L' Enam? Elle : pour être magistrat. Dans un environnement juridique sain, j'aurais applaudi, mais aujourd'hui, je suis inquiète pour ses valeurs. Elle pourrait y arriver de bonne foi et en sortir bousillée socialement ou moralement.
Ces deux échanges, démontrent que notre jeunesse est dans la servile continuité coloniale. Je me serais attendue à plus de culot, au rêve. Quite à solliciter de l'aide, pour ce faire, une aide d'orientation, ou de technicité pour l'entreprenariat ou même financière pour décoller. Nous sommes dans un environnement désormais, où les entrepreneurs parfois, sans diplômes, emploient rire en coin des diplômés. Plusieurs, se moquent d'ailleurs des diplômés.
Mon rejet du salariat, m'a poussée à me surpasser pour survivre. De la vente des ships( faits par moi), vente de friperie, au commercial en free lance, j'ai pu survivre; au point de financer des études à nouveau. Si j'avais été une salariée, je ne serais pas avocate aujourd'hui. Le salariat empêche de rêver, le salariat nous réduit à l'attente, à l'escl@avage, parfois interminable. Car, nous avons des patrons de mauvaise foi, qui préfèrent se sucrer au lieu de payer leurs employés. Ils préfèrent payer les avocats, huiler le système judiciaire, au lieu de dédommager un employé!
Le salariat en Afrique, empêche d'évoluer, plombe le développement de notre continent. Des personnes qualifiées, ignorent qu'elles peuvent se mettre à leur compte et gagner plus. Ce n'est pas facile, je vous le concède, mais il faut être téméraire et discipliné. En ce qui me concerne, je répartissais toujours mes gains, sur 3 mois. Car je me disais qu'en 3 mois, j'aurais une autre opportunité. Je payais par conséquent, mon loyer en 3 mois et plus selon le gain. Un loyer, à ma mesure, je n'ai jamais dépassé les 30.000/ mois à l'époque. Le loyer est la tontine que l'on ne gagne jamais.
Avant de devenir Avocate, j'ai pris le soin de me former. La spécialisation de la profession d'avocat est un atout majeur. Le tronc commun perd beaucoup d'opportunités et de temps.
Une Nation à bâtir, La seule façon de devenir vraiment riche est de se débarrasser du salaire . Le salaire, vous réduit à créez de la richesse pour les autres, et pour vous, une chaîne et des menottes. Le salaire vous empêche de vous réinventer, il vous empêche d'éclore et de rêver grand!