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Opinions Sun, 9 Dec 2018

Logements sociaux de Bafoussam: quand le gouvernement promeut l'esclavage

Le travail parait-il éloigne de nous trois grands maux,le vice l'ennui et le besoin, mais au Cameroun il semble plutôt nous exposer à ces maux ,peut être pas de l'ennui mais sans aucun doute au vice et au besoin. Le chantier des logements sociaux de Bafoussam-Kouekong est une vivante illustration de cet autre abus qui confirme si le besoin en était encore le statut entièrement à part de notre pays.

Comment en effet comprendre la situation précaire des ouvriers des chantiers d'état partout au Cameroun et particulièrement dans la région de l'Ouest? Question lancinante,monotone refrain qu'on est habitué à chanter mais qui mérite quand même d'être une fois de plus posée face à la détresse des centaines de familles qui n'ont pour seul soutien que ces travailleurs, quels sont les responsables de cette vaste mafia et surtout que fait l'état?

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"Le deuxième nom de ce chantier c'est AVC" reprennent presqu'en coeur tous les ouvriers que vous croiserez ici, c'est qu'une journée ici à écouter leurs litanies de griefs vous donnera l'impression d'être revenu à l'époque du travail forcé ou de l'esclavage : il n'existe pas ici de salaire et il n'est pas rares que des mois passent sans que ces esclaves étatique ne percoivent une quelconque miette les sous-traitances se démultiplient à l'infini sans qu'on puisse en voir la fin,la négociations des travaux est un perpétuel marché de dupe, les contrats sont inconnus et les prix pratiqués largement en deçà des prescriptions légales sans parler du règlement des factures qui semblent sujette à la fantaisie des sous-traitants.

Lorsque lassé par ces traitements dégradants les ouvriers menacent de se mettre en grève, le chef de projet un svelte libanais grisonnants de s'ennorgueillir dans son anglais approximatif de son amitié avec le gouverneur. En effet les mouvements d'humeur qui ne manquent pas ici,semblent être le seul moyens pour ces pauvres compatriotes d'attirer l'attention des autorités le dernier en date étant le bouclage du chantier par les ouvriers d'une entreprise dénommée "NAF services", mouvement d'humeur qui avait provoqué un débarquement musclé des forces dites de l'ordre.

Celles-ci butées à la déterminatin des grévistes que même la menace de les "confondre" et peut être touchées par la détresse de ces pères de familles en larmes qui racontaient comment ils étaient obligé de faire des razzia dans les champs environnants étaient reparties. A la suite de quoi le prefet de la Mifi, venu soit disant sur instruction du gouverneur avait littéralement mis le couteau sur la gorge aux grévistes,prendre 38 pour cent de leur dû et dégager le plancher ou la prison.

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Ainsi va la vie à Kouekong,sous l'oeil complice de l'état,comment comprendre en effet que dans un état normal,une entreprise aussi inconnue qu'Alliances se retrouve adjudicataire de la construction de tous les logements ,comment comprendre que cette société ait choisi sur des critères inconnues du camerounais à sous-traiter la totalité de ces travaux à SGE une autre entreprise toute aussi inconnue dans le monde des BTP,et que dires de ces multiples sous traitants camerounais dont certains n'ont même pas d'agréments ? et le ministère du travail? ou sont ses inspecteurs ?

Et ces hommes politiques obnubilés par leur lutte pour le pouvoir et abonnés des débats sur les plateaux de télévision ne pensent-ils pas que ces martyrs méritent une visite ou trouvent ils ce état de chose normal?

Tout ceci serait risible s'il n'était pas question de vie et de labeur de millier de camerounais,tout en confirmant la nécéssité de systématiser l'adhésion aux différents syndicats voire la création d'un syndicat des ouvriers des BTP même si connaissant la mentalité des camerounais,beaucoup accepteront de continuer à travailler pour enrichir les riches
Auteur: lanation237.blogspot.com