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Mort de Jeanne Irène Biya: de nouvelles révélations, 29 ans après

Irene Biya Feu Jeanne Irène Biya

Thu, 29 Jul 2021 Source: Arol Ketch

Dans une nouvelle tribune publiée ce jeudi 29 juillet l'activiste camerounais Arol Ketch revient sur les mystères et les secrets qui entourent la mort de Jeanne Irène Biya, la première épouse de Paul Biya. Dans cette publication que vous propose la rédaction de CamerounWeb, l'activiste divulgue une conversation entre deux acteurs bien connus du régime à l'époque. Il s'agit de: Jean Fochivé et Ayissi Mvodo.

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29/07/1992 - 29/07/2021 : il y a 29 ans aujourd'hui mourait Jeanne Irène Biya.

Quand le terrible Fochivé et Ayissi Mvodo évoque la mort de Jeanne Irène Biya.

Voici la conversation entre les deux hommes au sujet de la mort d’Alice telle que relatée dans le livre : « Les révélations de Jean Fochivé » de Frédéric Fenkam.

«- Victor Ayissi Mvodo : Tu sais bien de qui je parle ; tu n’as pas dirigé la police secrète pendant des décennies pour prétendre ignorer qu’auprès de chaque chef d’Etat, des hommes comme toi ont toujours des ennemis. Ne me dis pas que tu ignores l’existence de ce groupe occulte et tribal qui dirige effectivement ce pays. Ce groupe qui commandite les assassinats et fait le vide autour de Biya.

J’espère que tu sais au moins de quoi est morte Jeanne Irène ? Pourquoi elle a entraîné dans sa mort les deux sœurs et le prêtre Yves Plumet du clergé, et pourquoi le jeune Motazé a suivi quelque temps après ? Jean, tu dois savoir tout cela, même si tu n’y as pas été mêlé.

- Jean Fochivé : J’espère que tu n’es pas en train de divaguer, Victor. Le chef de l’Etat est-il au courant de tout ce que tu racontes-là?

- Victor Ayissi Mvodo : Il s’en doute mais il est physiquement incapable de réagir. Il sait même pourquoi ton épouse a été assassinée. J’espère que tu sais que Alice a été assassinée ?

- Jean Fochivé : Je sais qu’elle a été assassinée, mais pas pourquoi, Alice était mêlée à mille et une choses. Depuis qu’elle s’était liée à Chantal Biya et sa mère, elle ne se prenait plus pour simple épouse d’un ministre, et nous n’arrêtions plus de nous disputer. Un jour elle m’avait lancé que si elle le voulait, elle deviendrait ministre."

Auteur: Arol Ketch