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Préparation du budget 2019: un espoir pour atteindre l’émergence en 2035?

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Fri, 22 Jun 2018 Source: Albin Njilo

Dans une circulaire parue jeudi et relative à la préparation de la Loi de finances, le chef de l’État camerounais, a annoncé des «mesures fiscales nouvelles pour l’exercice 2019».

Alors que le pétrole représente plus de 70 % des exportations dans la sous-région, principale source de devise plombée par la baisse des prix sur le marché international,

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Le chef de l’état prescrit l’instauration d’un environnement fiscal favorable au développement des affaires et elle portera principalement sur la sécurisation de l’assiette fiscale tout doit être fait pour que les dispositions à prendre ne mettre en péril les potentialités et les acquis des entreprises en tant que vivier d’emplois, ni obérer leur pleine compétitivité.

Sur la base d’une autorisation du ministre des Finances, en date du 23 juillet 2014, la société Africa Food Distribution (AFD), basée à Douala, a importé et dédouané dix mille (10000) tonnes d’huiles végétales, de 2014 à 2015, à la valeur transactionnelle de deux milliards et demi de francs CFA.

De manière surprenante, cette autorisation a été unilatéralement rapportée par le Premier ministre le 03 juin 2015, avec effet rétroactif sur les dix mille tonnes d’huiles déjà importées. Par la suite, les huiles déjà importées ont été saisies par le ministre du Commerce.

La société AFD va se retrouver dans une situation pour le moins difficile, ce d’autant qu’elle avait monté cette opération avec un crédit d’une banque de la place. Acculée, elle va saisir le Tribunal Administratif, qui ordonnera, le 28 janvier 2016, le sursis à exécution des décisions du Premier ministre.

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Malgré ce sursis, la saisie des huiles a persisté de sorte que les produits ont fini par être avariés et détruits. Le seul recours de la société AFD est aujourd’hui l’Etat à qui elle réclame des réparations pour un préjudice grave qui lui est ainsi causé au double plan matériel et d’image.

Pour l’exercice 2018, le président avait prescrit la rationalisation des dépenses publiques et la réduction du train de vie de l’état. Pour ce qui est de la rationalisation des dépenses publiques, sur les 4547 Projets ou activités programmes en 2018, l’on a noté un taux de maturité global de 55,55 %, renseigne une évaluation de mai 2018 du programme d’investissement prioritaire du Minepat.

En claire, dans le BIP 2018,2000 projets sont donc immatures, inscrit au budget de l’Etat sans qu’on juge leur impact économie avec une conséquence désastreuse sur la qualité de vie des camerounais. Sur les 1292 milliards de FCFA tirés des 4513,5 milliards consacrés au budget de l’Etat en 2018, 45 %de projets jetés par la fenêtre ne servent à rien.

Sur la réduction du train de vie de l’état, en plus de la création de nouveaux ministères, il a fallu attendre l’audit de la Banque Mondiale pour révéler de niches de dépenses irréalistes au sein de l’administration publique, des fonctionnaires qui sont rémunérés par jour au montant allant de 150000 à 300000 FCFA au sein de comités de suivis, pilotages, suivi évaluations, etc. …

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Le gouvernement annonce une augmentation du produit intérieur brut (PIB) réel de 4,5% dont 4,9 % pour le PIB non pétrolier, soutenue par la production gazière et les effets multiplicateurs de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football .La CAN aura-t-elle lieu au Cameroun au regard de l’état d’avancement des infrastructures ?

Toutes les agences financières internationale jusqu’au conseiller du président Paul Biya Christian Penda Ekoka sont unanimes, pour devenir un pays émergent, le Cameroun devra aligner une croissance annuelle de 8 % sur au moins 20 ans. Nous sommes en 2018 et le Cameroun cherche à atteindre 4 % en 2019.

Auteur: Albin Njilo