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RDPC : Paul Biya n’est plus le seul capitaine à bord !

Paul Biya Etoudi Crise Rdpc.png Des caciques du partis tiennent tête à Paul Biya

Thu, 5 Dec 2019 Source: Lebon Elanga Ateme

La première partie des municipales et des législatives vient d’être bouclée. Avec le dépôt à Elecam des listes retenues pour les élections du 9 février 2020. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que, autant il y a des heureux parce qu’ils ont été coptés, autant il y a des grincements de dents.

Des échos qui nous parviennent à travers le pays, font état que les choses ne se sont pas passées dans les règles de l’art. L’orthodoxie n’a pas été la règle première. Il y a des coins dit-on, où on a sorti les machettes, et d’autres où, des coups de poings ont été échangés. Pour ce qui est des enguelades publiques, les badauds ont été servis.

Les noms d’oiseaux sont sortis, des bouches insoupçonnées et insoupçonnables. En un mot, ça a volé bas. Tellement rares sont les coins où les consensus l’a été au sens noble du terme. Où les listes retenues sont les choix de la base. Certains ont montré les biceps. Soit parce que faiseurs de rois ou tout simplement du haut de leur fortune. Le sport le mieux pratiqué dans notre pays, s’est illustré à l’occasion. On parle de plusieurs cas de corruption. L’argent, tout simplement, a circulé. Les consciences achetées… Les requêtes, oui les requêtes ont été déposées dans les états-majors des différents partis politiques.

Pour dénoncer le faux, refuser l’opprobre, condamner l’injustice. Pourtant, les règles du jeu, dès le départ étaient claires. Au Rdpc par exemple, après trois mandats, il n’était plus question de postuler. Puis ceux qui sont en indélicatesse avec la Justice, surtout pour les cas de distraction de fortune publique devraient s’abstenir. Les délits d’initiés étaient d’office rejetés etc…. Au bout du compte, ce sont les mêmes qui reviennent.

Avec des bilans qui justifient leur impopularité. Avec des comptes à rendre à la Justice. Bref ceux qu’on ne s’attendait plus à revoir ont encore (abusivement) postulé, et curieusement ont encore été retenus. Vous avez dit passage en force ? Grâce au poids des enveloppes. Ou tout simplement, ont décidé de défier la hiérarchie. Doit-on, là-bas parler encore de la discipline du parti ?

Quel est ce pays où les choses ne se passent pas comme ailleurs. Il y a des caciques qui refusent de céder la place à plus jeunes. Croyant que députés ou maires sont des fonctions à vie. Qu’on quitte seulement quand on est décédé. Avec au bout du testament, l’instruction que seul son fils, peut lui succéder! Il y a de petites monarchies dans cette République qui pensent jouir d’une immunité certaine.

Ils posent des actes répréhensibles sans que personne ne lève le petit doigt. Les règles, c’est pour les autres. Les devoirs aussi. Eux ils n’ont que des droits qu’ils utilisent abusivement. Que faut-il faire alors ? Il faut pour une fois que dans ce pays, qu’il y ait justice. Et que ceux qui défient de plus en plus l’autorité soient pour une fois sanctionnés avec rigueur. Sinon, c’est l’anarchie qui va s’installer.

Le désordre qui aura force de loi. Pathétiques, certaines dénonciations. Comment comprendre ce mépris envers la haute hiérarchie du parti. Il y a combien de commandants à bord de certains partis ? Des fossiles qui imposent leurs maitresses, des fossiles qui refusent de céder la place, des fossiles qui imposent et s’imposent.

Les jeunes, seront toujours jeunes, et, devront toujours, et encore attendre, leur tour qui n’arrivera qu’avec les décès de ceux-ci. La jeunesse que le président de la République, et d’un parti appelle pourtant le fer de lance de la Nation. Nul doute que ses camarades lui rétorquent que cette vision, c’est pour lui. Ils sont dans la logique de ‘’j’y suis, j’y reste’’.

Auteur: Lebon Elanga Ateme