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Présidentielle 2018: voici pourquoi l’opposition ne peut pas battre Paul Biya

Elections Cameroun 04082016 Otric 1214 Ns 700 800xyyy Le débat autour de l'union de l'oppostion continue se discute toujours au sein de l'opinion

Wed, 7 Mar 2018 Source: Noël PENANJOUO

Le Cameroun notre terre natale se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins de sa vie politique et le peuple dans sa grande majorité aspire au changement, mais ce changement tan scandé par les partis politiques dits de l’opposition est resté dans les débats télévisés et autres bavardage des chaumières. Depuis l’indépendance en 1960 ce pays n’a jamais connu une alternance politique et au vue de la configuration des choses ce n’est en cette année 2018 qu’il se prépare pour le grand changement. Nous sommes tous d’accord que le changement auquel nous aspirons doit commencer dans nos mœurs et nos habitudes.

Or il est évident que le pouvoir se sert de ce préalable pour continuer à berner le peuple.

Allons aux faits

Le régime en place conscient des enjeux en cette importante année électorale et soucieux de se maintenir au pouvoir, se livre à une pseudo mise en place des institutions démocratiques prévu dans la constitution de 1996 soit 22 ans après ceci dans le but de voiler les yeux des concitoyens. Ce conseil constitutionnel mis en place aujourd’hui ne jouit d’aucune crédibilité au vu du profil de ses membres. Nous y attendions un certain Cardinal Christian TUMI ou tout au moins des membres de la société civile. Que ce soit le SENAT ou l’Assemblée nationale ou ELECAM en passant par le système électoral il est claire que le régime tyrannique en place n’a aucune intention de disposer le pays à une possible alternance crédible par la voie légale.

En face les partis de l’opposition pour certains qui entretiennent des relations incestueuse avec le régime se livre aussi au même jeu de passe jambe. pour un observateur averti il est manifeste que l’émotion remarqué à l’annonce de l’élection de l’honorable OSIH comme candidat du SDF à la prochaine élection présidentiel relève tout simplement du désistement du Chairman et non de la capacité de l’honorable à pouvoir concilier les forces vives même au sein du parti car cette investitures semble être une mascarade que tout autre chose, l’honorable Joseph MBAH NDAM qui a dû retirer même sa candidature avant la tenue des élections jouissait tout de même d’une certaine crédibilité au vue de son profil; preuve que quelque chose n’a pas marché. Le bâtonnier Maître AKERE MOUNA qui est présenté comme étant celui qui a gagné toutes les élections dans sa vie depuis les classes primaires est-il l’homme de la situation ? Les affinités du régime en place avec sa famille en disent long. Et tous les autres qui se déclarent chaque jour candidat ne sont-ils pas conscient qu’il est indispensable de former une candidature unique au vue du climat actuel des choses? Si ce n’est une lutte pour des intérêts personnels comment comprendre que des hommes avisés qui disent se battre pour l’intérêt supérieur de la nation ne parviennent pas former une coalition s'ils se battent en réalité pour la même cause? Certes le système électoral actuel n’est pas bon parce qu’étant taillé dans la mesure du régime en place dans le but de s’assurer la victoire mais il contient tout de même des failles ; à nous de les relever et les exploiter à notre avantage. Le jour où l’opposition s’unira je voterais pour elle...

Auteur: Noël PENANJOUO