0
Opinions Mon, 3 Dec 2018

Retrait de la CAN: Ngoh Ngoh, le patron du chaos

Après le retrait par la Confédération africaine de football (Caf) de l'organisation de la Can 2019 par le Cameroun, plusieurs responsables gouvernementaux impliqués dans l'implémentation des décisions devant concourir à la réalisation de cet événement sportif auquel le président camerounais accordait du prix, sont actuellement dans de sales draps. C’est surtout le cas du ministre secrétaire général de la présidence République, Ferdinand Ngoh Ngoh, aujourd’hui accusé de manière répétitive d’avoir concentré la quasi gestion de la construction de tout entre ses mains. Dans les couloirs du palais de l’Unité, personne ne se cache pour l’indexer comme le premier responsable du désastre.

D’après des indiscrétions, c’est à son niveau qu’étaient octroyés les marchés de la construction d'infrastructures devant accueillir la compétition. Au contrôle de tous ces marchés avec son bras séculier Ayem, des mauvaises langues soutiennent que lorsqu'il fallait octroyer les marchés publics de construction des travaux d’infrastructures, les uns et les autres recherchaient leur part sur les budgets. À Olembé par exemple, beaucoup se souviennent comment les travaux du stade qui porte le nom de Paul Biya, ont traîné, justement, apprend-on, en partie à cause du refus du secrétaire général de la présidence (Sg/Pr), ainsi que du conseiller technique du même service, de débloquer les milliards Fcfa destinés à la structure de contrôle desdits travaux. Et la Can 2019 étant un élément majeur de sa dernière campagne à l'élection présidentielle du 7 octobre, l’on imagine la colère noire du chef de l’État en ce moment. Car depuis 2011 qu’il est aux côtés du président de la République, ce haut commis avait jusqu’ici présenté le visage d’agneau.

Proche collaborateur du chef de l’État, et patron du renseignement, M. Ngoh Ngoh a été incapable de donner la bonne information à Paul Biya. Résultat de course, le chantre des «Grandes opportunités» est présenté comme un homme qui ne tient pas parole. Spécialiste non seulement dans l’attribution des marchés de gré à gré et aussi dans l’art du trafic d’influence, Ngoh Ngoh qu’on dit être aujourd’hui très riche a, sauf miracle, toutes les chances, comme bien d’autres secrétaires généraux, de se retrouver en prison dans les tout prochains jours.

Journaliste: Joseph Atokio
Related Articles: