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Sécurité: La ruée vers les détecteurs de métaux

Fri, 11 Sep 2015 Source: Lucienne Wouassi

«Prévenir vaut mieux que guérir», cette assertion bien connue dans la société Camerounaise colle bien à l’utilisation du détecteur de métaux qui se vulgarise ces jours à l’entrée des entreprises.

Plus qu’un phénomène de mode dans la capitale économique, il est difficile d’accéder à une entreprise, une institution bancaire sans passer au détecteur. Devant une banque ce mercredi matin, une image qui devient habituelle.

Une dame est stoppée nette à l’entrée de l’institution financière. En fait, elle doit montrer patte blanche avant d’accéder à ladite institution. Le vigile à l’aide de son détecteur manuel fait un balayage et son sac à main est pareillement inspecté.

Après cette inspection, la voie est libre. En effet, c’est désormais le matériel de compagnie des vigiles. Et même dès le premier jour de la rentrée, les élèves dans certains établissements ont été soumis à la même règle. C’est donc un nouveau business, et ce ne sont pas les commerçants qui diront le contraire. La commercialisation se vulgarise.

Partant des sites de commercialisation en ligne et des annonces dans les médias, les campagnes autour de la vente se multiplient notamment sur les lieux de vente. Nous sommes au centre commercial Akwa ce mercredi 9 septembre 2015. Le long du boulevard de la liberté, sont installées plusieurs boutiques de vente des matériels électroniques.

L’une d’elles à distance capte toutes les attentions. En effet, sur un véhicule garé juste en face de ladite boutique figure une plaque sur laquelle on peut clairement lire et à une bonne distance, «détecteur de métaux en vente ici et à bon prix».

De même quelques détecteurs sont accrochés sur la vitrine. C’est le matériel qui fait courir dit-on. A quelques mètres sur le même boulevard, se trouve une autre boutique. Sur la vitrine deux détecteurs attirent l’attention. Il s’agit d’après le technicien des systèmes ici, de deux marques différentes, précisément Super scanner et Proline Uk. D’origines différentes, on apprend que le matériel est conçu pour une utilisation de 3 ans minimum.

Dans ce point de vente, le mois d’août a été celui des bonnes affaires apprend-on. «Nous avons vendu plus d’une centaine de détecteur pendant le mois d’août et aujourd’hui c’est en baisse parce que plusieurs entreprises s’en ont déjà procuré», précise Pascal Kamga, technicien des systèmes intelligents.

Parce qu’il y a plusieurs marques, les prix diffèrent également et on apprend qu’ils oscillent entre 70 à 120.000 Fcfa. C’est donc le matériel qui permet de détecter tout métal nocif ou non. Toujours est-il, il faut voir de près. «Une fois la détection est faite, c’est l’inspection visuelle qui permet de savoir si l’objet détecté est dangereux ou non», explique un autre technicien.

D’après les informations reçues dans un autre point de vente sis au "Carrefour Tsif", c’est un standard de sécurité conforme aux normes en matière d’exposition humaine aux champs électromagnétiques et aux consignes de sécurité pour porteurs de stimulateurs cardiaques. Outre le détecteur manuel, on note pareillement le portique qu’on retrouve dans les hôtels et les aéroports et donc la sensibilité est très élevée, apprend-on.

Auteur: Lucienne Wouassi