1

Yaoundé 11ème: deux autorités menaçaient Biloa Effa avant sa destitution

Paul Marie Biloa Effa MRC Biloa Effa (Chef Ewondo) prêt à tout pour libérer le Cameroun de la dictature

Fri, 6 Dec 2019 Source: Ulrich Ahmed

Sa Majesté BILOA EFFA, chef de 3e degré dans le département du Mfoundi, la capitale du Cameroun Yaoundé, ancien militant du RDPC, membre fondateur du MRC, a été demi de ses fonctions traditionnelles et d'officier d'état civil par représailles politique par le ministre de l'Administration Territoriale, M. ATANGA NJI Paul. Il faut rappeler qu'avant la présidentielle du 7 octobre 2018, le sous - préfet de Yaoundé II, M. Oumarou YAMPEN avait conduit Majesté EFFA devant monsieur le préfet du Mfoundi, M. Jean Claude TSILA pour une audition musclée.

Au cours de cette séance de torture morale, les deux fonctionnaires carriéristes reprochaient dans un bureau de la république, en plein cœur de capitale, d'être un chef traditionnel des Ewondo, un chef beti mais d'avoir démissionné du RPDC pour rejoindre le Bamileke Maurice KAMTO et son MRC. Tout ceci était présenté par les deux représentants de l'Etat comme un authentique acte de trahison du chef de l'État et des betis.

Séance tenante, les motifs aujourd'hui invoqués par ATANGA NJI dans son arrêté. En réaction, SE Majesté EFFA leur avait répondu qu'il n'a ni le sentiment d'avoir trahi les betis, ni le président du RDPC avec qui il n'avait d'ailleurs signé aucun pacte à vie encore moins manqué à ses obligations de chef traditionnel ou de chef de bureau d'état civil.

Cette réponse a immédiatement suscite une lourde colère des deux autorités administratives. Celles-ci l'informe de façon martiale qu'il vont le déchoir pour trahison. De façon très digne, S E Majesté BILOA EFFA accueille leur décision mais il leur rappelle qu'ils sont largement sorti de leur rôle de représentants de l'État. Avant de prendre congé d'eux, il leur rappelle qu'il tient plus au devenir du Cameroun qu'à son statut de chef traditionnel et chef de bureau d'état civil.

Tous ces échanges très peu républicains, tenus par deux hauts commis de l'État dans un bureau Public étaient enregistrés par sa Majesté BILOA EFFA.

Informé des basses manœuvres des deux fonctionnaires carriéristes, à l'époque tous les deux déjà largement frappés par la retraite mais maintenus en poste pour les " services rendus", des responsables du MRC sont allés rencontrer le sous préfet Oumarou YAMPEN à son bureau muni de l'enregistrement compromettant.

Pour tout ce qui précède, M. TSILA qui a atteint l'âge de la retraite depuis bientôt 8 ans est, malgré le rôle qu'il a joué dans l'arrestation illégale qui a conduit des centaines de militants du MRC en prison pour neuf mois, encore préfet du département du Mfoundi.

M. Oumarou YAMPEN, lui aussi retraité, a été promu préfet dans le département des Hauts Plateaux d'où sont originaires les parents du Professeur Maurice KAMTO. Tout laisse à croire que M. OUMAROU YAMPEN est envoyé dans département de Maurice KAMTO afin d'endiguer le MRC.

Voilà comment le régime a décidé, bien avant la présidentielle du 7 octobre 2018 de se venger d'un chef traditionnel patriote et avant-gardiste qui, contrairement à eux, est déjà en raison du honteux arrêté qui le demet, entré dans l'histoire du Cameroun.

Les éléments mis en avant par M. ATANGA NJI pour masquer sa vengeance politique ressemblent comme deux gouttes d'eau à l'acte d'accusation qui a conduit KAMTO, ses alliés et des centaines de militants du MRC devant le tribunal militaire de Yaoundé.

Cette similitude dévoile que c'est le même ministre ATANGA NJI qui avait dicté à la justice ce qu'il fallait faire "écraser KAMTO".

Auteur: Ulrich Ahmed