Les braqueurs ont emporté la somme de 150 millions
La foule venue nombreuse était inconsolable samedi dernier au quartier Polyvalent à Bafia, lors de l'inhumation du jeune "Jojo". Cependant les enquêtes s'accélèrent et les masques tombent car, l'une des armes retrouvées chez ses assassins appartiendrait au commandant de compagnie Oyono Junior. Bien que se bombant le torse comme c'est dans leurs habitudes d'appartenir au pays organisateur et pour quiconque connait la rigidité et l'intransigeance du patron de la police Martin Mbarga Nguele, un tel élément et responsable de la gendarmerie ne ferait plus partie de ses effectifs. C'est d'ailleurs le cri de détresse que lancent les habitants de Bafia à l'endroit de Galax Etoga le Sed, de procéder à un toilettage complet des effectifs de cette unité.
Les populations de la ville éponyme sont à bout au regard de la montée en puissance de l'insécurité où des agressions, vols, meurtres pourrissent au quotidien leur existence. C'est un véritable pandemonium et cette cruauté à nulle autre pareille se passe avec la complicité des gendarmes sans foi ni loi.
Un flic dans la mafia
Il y'a de cela quelques semaines que le meurtre du jeune Ayangma "Jojo " a défrayé la chronique. Les faits et les circonstances de son assassinat ont inondé la toile où il se racontait que ce dernier revenait d'une assise où il aurait emprunté la somme de 10 millions auprès des cacaoculteurs du coin et que trahi par la suite par un de ses hommes liges, les agresseurs assassins ont emporté après leur forfait la dite somme. Déjà après recoupement," Jojo " paix à son âme, n'a jamais emprunté cet argent. Bien au contraire, il avait ses économies à la maison dont la somme était pratiquement de plus de 10 millions de nos francs. Qu'à cela ne tienne l'enquête ouverte à cet effet, par les éléments de la compagnie n'a produit aucun effet escompté. C'était d'ailleurs fait à dessin et pour ceux qui connaissent le caractère hargneux, incondescendant, narcissique de ce chef d'escadron, il fallait bien s'y attendre. Il a fallu d'ailleurs avec l'implication des autorités de la ville et certaines élites recourir aux éléments du GSO depuis Yaoundé qui ont illico presto mis la main sur les principaux assassins. Il faut également rappeler ici que, une autre affaire de braquage à Sic Cacao fait jaser depuis quelques temps, les gargotes et tourne dos du chef-lieu du département du Mbam et Inoubou.
Les braqueurs ont emporté la somme de 150 millions et cette autre enquête confiée au commandant de compagnie a été complètement mise sous le boisseau. Il a fallu l'implication des éléments du commissariat de sécurité, et d'autres éléments des forces de maintien de l'ordre venus à la rescousse, pour traquer les mis en cause. Rebelote, les noms de certains gendarmes en service à la compagnie de Bafia seraient des fournisseurs d'armes à ces bandits récidivistes. Le puzzle est à son comble pour faire payer à ces gendarmes mafieux, le prix de leurs agissements, des comportements au-delà des antipodes de l'éthique de ce corps. En effet si un gendarme ne peut plus veiller à la sécurité des hommes et de leurs biens, cela traduit la dangerosité et l'esprit maléfique qui abritent ce gendarme. Il faut de ce fait le rayer des effectifs de ce corps et le jeter en prison. D'ailleurs l'histoire de Bafia nous rappelle un des commandants de compagnie qui s'était prêté à ce même jeu, notamment la fourniture d'armes aux braqueurs moyennant sa part de butin et mis au parfum, sa hiérarchie l'avait relevé de ses fonctions aussitôt. C'est pour dire que Oyono Junior n'est pas au Sed depuis vendredi dernier, pour une balade de santé.