0

Élite camerounaise: serviteur de la nation ou de la tribu ?

Trahison Elites Septentrion L'élite caùerounaise est de plus en plus gangrènée par le tribalisme

Mon, 28 Jan 2019 Source: lewouri.info

C’est une question qui rend compte des subtilités de la rhétorique gouvernementale un peu comme deux individus qui ont le même rêve et refusent catégoriquement de se mettre ensemble pour sa concrétisation. C’est purement camerounais!

La question du rôle de l’élite dans notre pays excite plus d’un citoyen. Pourquoi nomme-t-on et pourquoi ? Ce n’est pas moi qui le dis, car il est évident qu’il y’a les sous-préfets en fonction dans la ville de Douala mais qui ont la tête complètement à Bafoussam leur ville d’origine. Oui comme la bonne charité commence par soi-même.

J’ai dans mes lectures et en préparant cette chronique, revisité une œuvre intitulée: Les paradoxes du “pays organisateur” Élites productrices ou prédatrices : le cas de la province du sud Cameroun à l’ère Biya ( 1982-2007) publiée aux éditions saint Paul Yaoundé en 2008 dont l’auteur est le Dr Charles Ateba Eyene de regretté mémoire.

LIRE AUSSI: Guerre en Ambazonie: des ministres de Biya en concertation

J’étais impressionné par certains passages à l’instar de celui-ci : ” lorsqu’on obtient le pouvoir, ses poules et ses chiens montent au ciel.” et plus loin on j’ai lu ” Quand tout va bien, on peut compter sur les autres, Quand tout va mal, on ne peut que compter sur sa famille.” Il s’agit là de la manifestation même du nombrilisme politique suivi de la tribalisation du pouvoir et des postes au sein de l’appareil gouvernant.

On peut à partir de là comprendre pourquoi certains rois de l’ouest sont reçus à Yaoundé, donner sens aux marches plurielles dans notre pays en signe de remerciement au chef de l’État pour avoir nommé ou maintenu en poste un fils du village. Or il me semble que tout cela est une menace grave aux valeurs que prône le régime du renouveau à savoir la paix, le vivre ensemble et l’intégration pour tous.

Il faut considérablement réduire la dose de frustration de certains camerounais qui ne sont malheureusement pas concernés par les nominations, que si le président Paul Biya a véritablement placé ce septennat sous le signe des grandes opportunités pour tous, et si le rôle d’une élite est de servir la notion et non sa petite localité d’origine, le chef de l’état doit systématiquement interdire les marches à travers lesquelles il est remercié, et qui ne troublent jamais l’ordre public, ni la circulation des personnes et des biens.

Auteur: lewouri.info