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Health News Fri, 11 Oct 2019

Malnutrition: le Cameroun a atteint la côte d’alerte

Révélation a été faite hier, à Yaoundé, par le ministre de l'Agriculture et du Développement rural au cours d’une conférence de presse.

La malnutrition prend des proportions inquiétantes au Cameroun. D’après les statistiques disponibles en la matière, le Cameroun enregistre 31,7% d’enfants de moins de cinq ans souffrent de retard de croissance, 12% d’adultes sont obèses et 32% de la population sont en surpoids.

«Au regard de ses statistiques, le Cameroun a atteint la côte d’alerte», a reconnu le ministre de l’Agricul-ture et du Développement rural (Minader), Gabriel Mbaï-robe. C’était hier, 10 octobre 2019 à Yaoundé, au cours d’une conférence de presse en prélude aux journée- mondiales axées sur l’alimentation. En effet, le 16 octobre prochain, le Cameroun commémore la 39e édition de la journée mondiale de l’Alimen-tation (Jma). Sous le thème: « Agir pour l’avenir, une alimentation saine pour un monde sans faim.»

Cet évènement sera couplé à la journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments (Jysa), instituée en décembre 2018. Le thème retenu pour cette année est: «Sécurité alimentaire des aliments, c’est l’affaire de tous.»

Au regard de leur importance, un thème fédérateur a été initié au Cameroun: «Eduquer les populations à une alimentation de qualité, équilibrée et abordable pour un avenir meilleur.» Etaient présents à cette communication gouvernementale, plusieurs membres du gouvernement et des représentants des organisations internationales comme l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao).

Au rang des membres du gouvernement, le ministre de l’Education de base, laurent Serge Etoundi Ngoa, son homologue des Enseignements secondaires, Pauline Nalova Lyonga, des Pêches et des industries animales, Dr Taïga. Ils ont tour à tour exposé sur les différentes causes de la malnutrition au Cameroun. Une situation qui prend des proportions inquiétantes. Au regard de la qualité douteuse les aliments mis à la disposition pour une consommation des populations. Selon le Minader, les causes de cette situation sont multiples.

«Les plus évoquées sont les mauvaises pratiques d’hygiène, l’utilisation inappropriée des produits agrochimiques, les changements d’habitudes, les mauvaises techniques de stockage, de transformation, d’emballage et d’entreposage des aliments», a-t-il énuméré.

L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), de son côté, est engagée pour combattre la faim, réduire les maladies et modifier les comportements alimentaires pour une alimentation saine.

«Nous pouvons y parvenir et nous y croyons en essayant de combattre la malnutrition à la racine. C’est-à-dire revoir les politiques agricoles. Afin que nous arrivions à produire des aliments de qualité pour renforcer la productivité végétale et animale », a-t-il expliqué dans le registre des enjeux de cette célébration. Malgré les bons plans mis sur pieds par le gouvernement, «il reste encore à faire», a soutenu Gabriel Mbaïrobe.

Source: Essingan N°261