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Cameroun : de l’espoir pour les prisonniers de Bertoua

Orpailleurs Braquage Vol Vehicules Bertoua Camerounweb Le Révérend pasteur Pascal Anoudem a appelé au changement et à un meilleur encadrement

Tue, 28 Dec 2021 Source: Le Jour

A travers le message véhiculé lors de la messe célébrée à la prison centrale de cette localité, le Révérend pasteur Pascal Anoudem a appelé au changement et à un meilleur encadrement.

Ils ne sont pas restés en marge la fête de Noël. Sous la conduite du Révérend pasteur Pascal Anoudem, de l’église presbytérienne camerounaise(Epc), les pensionnaires de la prison centrale de Bertoua ont célébré la naissance de Jésus Christ. La rencontre a été très courue. Y prenaient part les personnels de l’administration pénitentiaire, des détenus et des nombreux curieux. « Le socle de l’espérance qu’apporte Jésus concerne tout le monde, il n’est étouffé par rien ni par personne ». C’est par cette phrase pleine d’espérance que le ministre du culte a ouvert son homélie pour cette célébration de la messe de Noël dans l’enceinte de la prison de Bertoua le 27 décembre 2021.

Le pasteur a su toucher les cœurs de ces personnes en quête du réconfort moral, psychologique et surtout du réarmement spirituel afin de changer de comportement. Cette célébration eucharistique à la prison centrale de Bertoua a été l’occasion indiquée pour délivrer un message de réconfort aux détenus : « Le Christ est né non seulement pour ceux qui sont libres mais aussi pour ceux qui sont en prison. Bref, le Christ est né pour nous tous car nous sommes tous des créatures de Dieu. C’est cette espérance que je suis venu partager avec vous», a martelé le Révérend Pascal Anoudem. Le pasteur précise par la suite : « Le Christ qui nait aujourd’hui est porteur d’espoir, espoir du salut qui nous invite à vivre dans la fraternité, et dans la joie même en milieu carcéral ».

Le message du pasteur Anoudem a été bien assimilé par les principales cibles qui se sont engagées à changer de mode de vie après avoir purgé leur peine synonyme de liberté : « Il faut que chaque prisonnier change de comportement et soit utile, car j’ai compris que lorsqu’on est ici on ne vit pas. Et le seul moyen de pouvoir s’en sortir c’est de suivre le chemin de Dieu », laisse entendre Mekok Bassoglo un détenu. Les détenus qui ont besoin d’encadrement adéquat pour une meilleure réinsertion sociale doivent passer par l’apprentissage d’un métier. Malheureusement, la plus part des ateliers sous tutelle de la prison de Bertoua sont fermés faute de moyens. L’occasion était aussi idoine pour appeler la société civile, les Ong, les bienfaiteurs de venir aussi prêter main forte à l’Etat pour que les gens qui sont privés de liberté soient bien préparés à regagner leurs familles et soient utiles à la société.

Source: Le Jour