Le bâtiment n’est encore qu’un projet
Une mission du Projet d’appui à la promotion de l’entrepreneuriat et à l’amélioration des compétences en soutien à l’industrialisation doit se rendre à Kousseri.
La mission doit rencontrer les bénéficiaires, reconnaître les sites, travailler avec les services locaux et préparer la notice d’impact environnemental et social du futur Centre de formation aux métiers.
Kousseri vit du commerce transfrontalier, du transport, de l’élevage, de la transformation et de services urbains en croissance.
Une formation conçue depuis Yaoundé risque de produire des diplômés sans débouché si elle ignore ces chaînes de valeur.
Les entreprises locales doivent donc participer au choix des filières, aux équipements et aux stages. Le centre devra aussi accueillir les jeunes femmes et prévoir des conditions compatibles avec les contraintes de mobilité et de sécurité.
L’étude environnementale ne doit pas devenir une formalité. Elle doit traiter l’eau, l’énergie, les déchets d’atelier, l’accès au site et les effets sur les riverains, puis publier les mesures de correction.
Le projet sera jugé sur l’insertion : taux d’achèvement, certification, emploi et création d’activité après six ou douze mois. Un centre rempli le jour de l’inauguration peut rester vide si les formations ne correspondent pas au marché.