Bertoua : Voici l’origine de l’incendie à la station-service CAPOGCO de Mokolo 2

INCENDIE STATION SERVICE BERTOUA Les regards sont désormais tournés vers les autorités compétentes

Wed, 17 Jun 2026 Source: www.camerounweb.com

Un important incendie s’est déclaré dans la nuit du 16 juin 2026 à la station-service CAPOGCO de Mokolo 2, à Bertoua. Selon des témoignages, le sinistre aurait été provoqué par des étincelles issues de travaux de soudure alors qu’une citerne de gasoil ravitaillait la station. Le bilan matériel est conséquent : une citerne endommagée, un véhicule calciné, une pompe détruite, des installations solaires réduites en cendres et un poteau électrique consumé. Grâce à l’intervention rapide des sapeurs-pompiers, les flammes ont été maîtrisées avant d’atteindre les habitations voisines. Aucun bilan humain n’a été signalé, malgré plusieurs explosions de bouteilles de gaz.

Les circonstances de l'incendie qui a ravagé la station-service CAPOGCO de Mokolo 2, dans l'arrondissement de Bertoua 1er dans la nuit du mardi 16 juin 2026 aux alentours de 20 heures, se précisent.

Si le commandant de la 103ème compagnie de sapeurs-pompiers de Bertoua préfère, pour l'heure, attendre les conclusions de l'enquête ouverte, des sources riveraines livrent une première version des faits. Les étincelles d'un chalumeau de soudure métallique seraient à l'origine du départ de feu, alors qu'une citerne de gasoil procédait au ravitaillement de la station. L'incendie s'est ensuite propagé avec une rapidité alarmante.

Alertés, les hommes du commandant des sapeurs-pompiers Lazare Bertin Avom sont rapidement intervenus et ont réussi à circonscrire les flammes qui menaçaient de gagner les habitations voisines. Leur prompte intervention a été saluée sur place par le préfet du département du Lom-et-Djérem, Nkwenti Ndoh Simon, qui a également rendu hommage à la solidarité spontanée des riverains, tout en assurant que le pire avait été évité.

Le bilan matériel est néanmoins lourd : la citerne de gasoil incriminée a été fortement endommagée, un véhicule de tourisme entièrement calciné, une pompe mise hors service, des installations solaires réduites en cendres et le toit de la station partiellement touché. Les traces de combustible s'étendent sur au moins cinquante mètres et ont atteint un poteau de moyenne tension totalement calciné. Les détonations entendues par les riverains étaient provoquées par l'explosion successive de bouteilles de gaz stockées sur le site.

Citerne de gasoil et bonbonnes de gaz réunies sur un même espace, un cocktail explosif qui, dans un autre scénario, aurait pu transformer le sinistre en catastrophe aux conséquences bien plus dramatiques.

Les témoignages des riverains illustrent la violence du sinistre. « J'étais avec mes enfants quand j'ai entendu une grande détonation. Nous avons accouru et constaté qu'il s'agissait de la station. Nous avons immédiatement quitté les lieux », raconte un voisin qui souligne, au passage, l'impact secondaire de l'incident, la station CAPOGCO alimentait en eau une grande partie du quartier. Plus loin, une riveraine qui partage un mur mitoyen avec l'établissement témoigne d'une nuit de terreur : « Nous sommes plus de vingt dans cette maison. Nous n'avons jamais eu aussi peur de notre vie. Après ce que nous avons vécu, nous ne pouvons plus habiter ici. Nous demandons au promoteur de la station de nous indemniser et de racheter notre terrain. »

Cet incendie révèle une réalité préoccupante, la cohabitation dangereuse entre stations-services et zones résidentielles, en violation des normes sécuritaires encadrant ce type d'activité. L'incident de Mokolo 2 appelle une réaction ferme des pouvoirs publics. Il rappelle également qu'un arrêté du gouverneur de la région de l'Est, Grégoire Mvongo, interdisait la consommation d'alcool assise dans ces établissements, une disposition quasi systématiquement ignorée sur l'ensemble du territoire régional. Ce soir-là, la station était fréquentée par des consommateurs d'alcool. Le bilan humain aurait pu être catastrophique.

Les regards sont désormais tournés vers les autorités compétentes.

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