Le maire TAMBA AUGUSTIN est accusé d’escroquerie dans le cadre de la construction de boutiques
Le torchon brûle depuis plusieurs années entre les habitants de l’arrondissement de Yaoundé VII et les responsables municipaux. À l’origine de ce litige, un projet de construction de boutiques au carrefour Nkolbisson. Au Centre des accusations d’arnaque: le maire TAMBA AUGUSTIN et son adjoint : ESSOMBA MARTIN.
Selon les témoignages recueillis par le lanceur d’alerte Boris Bertolt, auprès de plusieurs souscripteurs, un projet de construction de cent boutiques aurait été initié au début des années 2020 par la municipalité de Yaoundé VII. Les plaignants affirment que ce projet aurait bénéficié d’un financement du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (Feicom).
Boris Bertolt ajoute que, parallèlement, les mêmes sources soutiennent que des particuliers auraient été sollicités pour contribuer financièrement à la réalisation de ces infrastructures commerciales, dans le cadre d’un mécanisme de préfinancement destiné à leur permettre d’obtenir une boutique une fois les travaux achevés.
Toutefois, le projet n’aurait jamais abouti. Selon les personnes concernées, la zone destinée à accueillir les boutiques relèverait des compétences de la Communauté urbaine de Yaoundé, qui aurait finalement ordonné l’arrêt des travaux engagés sur le site.
Les souscripteurs affirment que les sommes investies pour les premières phases du projet avaient alors vocation à être remboursées. Plusieurs d’entre eux soutiennent cependant n’avoir jamais récupéré les montants versés, malgré de nombreuses démarches entreprises depuis plusieurs années.
Les plaignants mettent en cause l’ancien maire de Yaoundé VII, Augustin Tamba, ainsi que son premier adjoint de l’époque, Martin Nodier Essomba. Ils les accusent d’avoir perçu des fonds auprès de futurs bénéficiaires sans qu’aucune boutique ne soit finalement livrée.
Il faut souligner que depuis 2020, plusieurs souscripteurs réclameraient ainsi la restitution de leurs contributions financières. Certains affirment avoir multiplié les sollicitations auprès des responsables concernés, sans obtenir satisfaction jusqu’à présent.