Arnaque sentimentale à Mbalmayo : Largué par sa femme, un militaire menace de commettre l'irréparable

Un Militaire Surprend Sa Femme Jean Chrisosthome lance un appel poignant à l'aide pour éviter l'irréversible

Sun, 8 Nov 2026 Source: www.camerounweb.com

À Mbalmayo, un militaire camerounais, Jean Chrisosthome, affirme avoir été abandonné par sa compagne après avoir financé son intégration à la fonction publique, contracté plusieurs crédits et contribué à l'acquisition de deux terrains. Selon son témoignage, son ex-compagne et des membres de sa famille chercheraient désormais à s'approprier le terrain de Mbalmayo.

Arnaque sentimentale : A Mbalmayo, une femme largue son conjoint et veut s’accaparer de son terrain après avoir obtenu de lui son intégration à la fonction publique

Sept ans de service militaire, un engagement sans faille sur les lignes de front à Bamenda, et au bout du compte, le néant. Jean Chrisosthome, soldat de l'armée camerounaise, est aujourd'hui un homme brisé. Entre dettes abyssales, promesses bafouées et expropriation sentimentale, son histoire expose la face cachée des liaisons où l'amour aveugle devient le plus redoutable des pièges.

« J'ai peur de commettre un carnage. » Le cri d'alarme est glaçant. Lancé comme une bouteille à la mer, ce témoignage met en lumière une tragédie intime aux relents de descente aux enfers, révélant la vulnérabilité de ceux qui croient tout donner par amour.

Tout commence à Mbalmayo. Jean Chrisosthome, alors basé à Yaoundé, croise la route de celle qui partagera sa vie. Elle est alors enseignante vacataire, âgée de 40 ans, mère d'une petite fille. Rapidement, les amants s'installent sous le même toit. Amoureux et confiant, le jeune militaire s'investit corps et âme dans cette relation. Une confiance aveugle, presque absolue, s'installe.

La suite prend des allures de tragédie moderne :

- Les cordons de la bourse abandonnés : La compagne gère l'intégralité du salaire de Jean et détient sa carte bancaire.

- Une assurance-vie à sens unique : Une police d'assurance de 20 ans est souscrite au seul bénéfice de la jeune femme.

- Le pari de l'ascension sociale : Pour financer son intégration tant rêvée à la fonction publique — elle officie aujourd'hui à l'École publique de Benebalot 2 —, Jean contracte un lourd crédit bancaire étalé sur huit ans. Il met également la main à la poche pour l'acquisition de deux terrains, l'un à Yaoundé, l'autre à Mbalmayo, tout en avançant des fonds au frère de sa belle-famille pour lancer la construction d'un foyer.

La chute : largué « comme une chaussette trouée »

Le couperet tombe à l'instant même où les objectifs sont atteints. Une fois intégrée dans la fonction publique, la compagne prend le large, laissant derrière elle un soldat dévasté.

« Après son intégration, elle m'a largué comme une chaussette trouée. Moi, le petit soldat, je suis devenu la risée de tous », confie-t-il amèrement.

Pire encore, la rupture ne suffit pas : la jeune femme et ses proches tentent désormais de faire main basse sur le terrain de Mbalmayo, acquis à la sueur du front et financé par un énième crédit. Aujourd'hui, Jean croule sous les dettes, sans un centime en poche après sept années de loyaux services, réduit à rembourser des emprunts contractés pour celle qui l'a ruiné.

Entre justice et désespoir

Face à cette spoliation, la voie judiciaire s'avère un chemin de croix. Une première plainte déposée à la brigade de Mbalmayo est restée lettre morte. Une requête a récemment été adressée au Préfet, mais l'attente est insoutenable pour un homme au bout du rouleau.

Évoquant les drames récents qui secouent la société et font la une des réseaux sociaux, Jean Chrisosthome lance un appel poignant à l'aide pour éviter l'irréversible. Un signal d'alarme fort, qui interroge sur la détresse psychologique des hommes en uniformes, souvent isolés face aux tempêtes de la vie civile.

Paul Chouta


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