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Fosso Samuel

Cameroun Famous People

Art & Craft

Fosso Samuel

Photographe

Fosso
Date of Birth:
1962-06-00
Place of Birth:
Kumba

Samuel Fosso, est un photographe camerouno-Nigérian. Né le 17 juillet 1962 à Kumba dans le sud-ouest du Cameroun, il est représentant notoire de la photographie africaine contemporaine. C'est aussi l'un des photographes africains les plus connu. Il s'est fait connaître à travers ses auto-portraits et est détenteur de plusieurs récompenses internationales en photographie dont le Prix du Prince Claus en 2001. Enfant, Fosso grandit au Nigéria et a fui la guerre du Biafra et s'est rendu à Bangui. Avec le soutien de son frère, il a pu s'installer professionnellement avec son propre studio photo dès l'âge de 13 ans avec pour devise « Avec Studio National, vous serez beau, chic, délicat et facile à reconnaître ». Il crée plus tard son second studio à Miskine (quartier de Bangui).

Il dirige son "Studio Convenance" à ce jour et prend encore quotidiennement des photos de passeport et de mariage. Personne en ville ne sait rien de l'autre Samuel Fosso, l'artiste qui a exposé au New York Guggenheim Museum et au London Tate Modern et qui faisait partie de l'importante exposition Africa Remix, qui a été présentée dans de nombreux pays. Samuel Fosso est quelqu’un de solitaire : « On ne peut pas redresser un vieil arbre, sinon il casse, et je n’ai pas envie d’être cassé. J’ai eu une éducation difficile, j’ai été très contrôlé, j’ai appris ce qui est bien, ce qui est mal. Mon grand-père disait : “C’est mieux de connaître son ennemi, non pour lui faire du mal, mais pour l’éviter.” Je n’ai jamais été convoqué par la police. J’ai horreur d’être blâmé. Je recherche la paix et la tranquillité. » disait-il.

En 1994, les œuvres de Samuel Fosso sont présentées pour la première fois aux Rencontres de la photographie africaine de Bamako où il obtiendra le premier prix. En 1995, il expose au festival Africa à Londres, puis à Paris, au Centre national de la photographie. En 1997, avec Seydou Keita et Malick Sidibé, Samuel Fosso est invité à Paris par les magasins Tati pour participer à sa campagne publicitaire.

À une époque où la photographie commerciale et la photographie d'art de musée opèrent dans des contextes largement séparés, Samuel Fosso est devenu l'une des espèces de plus en plus rares, à la fois photographes et artistes. Dans ses autoportraits, Samuel Fosso joue abondamment avec l'héritage de sa profession. Dans les premières années, il aimait poser devant un fond noir et utiliser des accessoires à portée de main. Plus tard, dans des images élaborées comme sa série "African Spirits" de 2008, Fosso s'est glissé dans des rôles historiques comme Malcolm X et Angela Davis.

‘’Le chef qui a vendu l'Afrique aux colonialistes’’ (1997) qui fait explicitement allusion à l'"ex-roi" du Zaïre Mobutu de la série Tati est une œuvre clé dans cette phase ultérieure avec son œil sur le public international de l'art. Le chef de la tribu Fosso incarne fièrement le président dans un fauteuil de style occidental avec une couverture en peau de léopard tenant un bouquet de tournesols (symbole de la médecine africaine) et portant une paire de lunettes blanches à la mode dont la monture fine rappelle les masques africains traditionnels. «Les gens pensent que je suis Mobutu», explique Fosso dans une interview. "Mais l'image représente en fait tous les chefs africains qui ont vendu leur continent aux hommes blancs."

Les autoportraits de Fosso traitent l'histoire culturelle africaine avec un sérieux ludique. Il arrange les accessoires, les costumes et les toiles de fond avec encore plus de goût que dans sa jeunesse; parce que les photographies rassemblent continuellement des fragments d'identité culturelle. Sa photographie établit des liens ténus avec le continent africain. Il a aussi créé une série en hommage à Tala, son ami sénégalais tué par les militaires centrafricains («Mémoire d’un ami», 2000). Une série est également dédiée à son grand-père, Agwu Okoro, qui l’a guéri d’une paralysie partielle lorsqu’il avait 4 ans («Le rêve de mon grand-père», 2003). Il a participé à l'exposition d'art contemporain Africa Remix qui s'est tenue au Centre Pompidou en 2005.

En 2013 il a présenté sa série « L'empereur d'Afrique » pour la troisième édition de Lagos photo, qui est un festival annuel qui rassemble de grands noms de la photographie. Et en 2014, il expose à la Fondation Zinsou de Cotonou.

Prix et Récompenses : *1994 : rencontres de la Photographie, Bamako, Mali *1995 : prix Afrique en Créations *2000 : premier prix au Dak'Art - Biennale de l'Art Africain Contemporain, Dakar, Sénégal *2001 : prix du Prince Claus aux Pays-Bas *2010 : premier Prix aux Visual Arts Prins Bernhard Cultuurfonds