300 MILLIONS POUR ACHETER SA LIBERTÉ : Le plan d'Amougou Belinga pour corrompre la Cour d'Appel

Amougou Belingaaaaaaa Image illustrative

Sat, 7 Feb 2026 Source: www.camerounweb.com

À quelques jours du délibéré crucial du 19 février sur sa demande de mise en liberté provisoire, Amougou Belinga aurait exfiltré 300 millions de FCFA de sa cellule de Kondengui pour "arroser" les magistrats de la Cour d'Appel du Centre. Une manœuvre désespérée après l'échec de ses précédentes tentatives de corruptions judiciaires.

Le scénario relève du film d'espionnage, mais il serait bien réel. En janvier 2026, d'importantes liquidités auraient été exfiltrées de la prison principale de Kondengui. Des sacs contenant des liasses de 10 millions de FCFA, pour un total de 300 millions, auraient été récupérés par l'avocat du détenu, Me Charles Tchoungang.

L'objectif avoué : corrompre les magistrats de la Cour d'Appel du Centre avant le délibéré du 19 février 2026 concernant sa demande de mise en liberté sous caution.

Cette tentative de corruption intervient après l'échec cuisant de précédentes manœuvres. Le juge Sikati II, qui avait été sollicité pour faire libérer Amougou Belinga, n'a pas donné satisfaction. Les pressions exercées par les soutiens du détenu, notamment le Directeur du Cabinet Civil (DCC), Mvondo Ayolo, se sont également révélées insuffisantes.

Face à ces revers, le patron de Vision 4 change de fusil d'épaule et vise désormais directement les magistrats qui devront statuer sur son sort le 19 février prochain.

Cette opération révèle la philosophie qui guide Amougou Belinga depuis toujours : tout s'achète, y compris la conscience des hommes de loi. Avec 300 millions de FCFA sur la table, le détenu espère acheter sa liberté et échapper à la justice dans l'affaire de l'assassinat du journaliste Martinez Zogo.

Mais cette fois-ci, la partie s'annonce plus difficile. L'émotion suscitée par l'assassinat barbare de Martinez Zogo reste vive, tant au Cameroun qu'à l'international. La pression sur les magistrats pour qu'ils résistent à la corruption est immense.

La Cour d'Appel du Centre a déjà rejeté à plusieurs reprises les demandes de mise en liberté provisoire d'Amougou Belinga, la dernière fois en janvier 2026. Malgré ces échecs répétés, le détenu et ses avocats ne désarment pas.

Invoquant la lenteur du procès et l'absence de preuves directes, les conseils d'Amougou Belinga multiplient les recours. Mais ces plaidoiries juridiques semblent désormais secondaires face à la stratégie principale : corrompre le système judiciaire avec des montagnes de billets.

"Déterminé à briser ses chaînes pour retrouver les ors du pouvoir, le 'Zomloa' actionne ses réseaux au sein du sérail. Prêt à tout pour échapper à la justice, il semble avoir activé le mode survie offensive", constate un observateur.

Cette offensive tous azimuts révèle la détermination d'un homme qui refuse d'accepter son sort et qui est prêt à mobiliser toutes ses ressources financières pour échapper à la justice.

Les avocats d'Amougou Belinga continuent de plaider pour sa libération avec vigueur. Mais difficile de ne pas s'interroger sur leurs motivations réelles quand on connaît les sommes colossales que leur client continue de manipuler depuis sa cellule.

"Les avocats continuent de plaider pour sa libération, invoquant la lenteur du procès et l'absence de preuves directes, mais ne crachent pas sur leurs honoraires", note ironiquement une source judiciaire.

Une interrogation vertigineuse domine cette affaire : "Le prix de la liberté d'un homme peut-il vraiment effacer le silence éternel d'un journaliste assassiné ?"

Avec ses 300 millions destinés à corrompre la Cour d'Appel, Amougou Belinga semble croire que oui. Il parie que l'appât du gain sera plus fort que la conscience professionnelle des magistrats, que l'argent effacera le souvenir du corps torturé de Martinez Zogo retrouvé en bordure de route.

Le délibéré du 19 février 2026 constituera un test crucial pour la justice camerounaise. Les magistrats de la Cour d'Appel du Centre sauront-ils résister aux 300 millions qui leur sont destinés ? Rendront-ils une décision fondée sur le droit ou céderont-ils à la corruption ?

La réponse à ces questions en dira long sur l'état de la justice au Cameroun et sur la possibilité réelle de lutter contre l'impunité des puissants.

Pendant que les sacs de billets circulent dans l'ombre pour acheter la liberté de son présumé commanditaire, le journaliste Martinez Zogo reste six pieds sous terre. Son assassinat barbare, qui avait suscité une immense émotion, risque-t-il d'être effacé par des liasses de billets ?

L'issue du délibéré du 19 février donnera la réponse. Et avec elle, le signal envoyé à tous ceux qui combattent la corruption et les détournements de deniers publics au Cameroun : la justice peut-elle résister à l'argent sale, ou finit-elle toujours par s'acheter ?

Source: www.camerounweb.com