C'est officiel : Ngoh Ngoh remplace Paul Biya

Ngoh NNgoh Cardinal Image illustrative

Wed, 5 Aug 2026 Source: www.camerounweb.com

La 106e archevêque de Canterbury, Sa Grâce Dame Sarah Mullally, a achevé ce mardi 4 août 2026 son premier voyage pastoral au Cameroun, une visite historique de cinq jours marquée par des rencontres institutionnelles de haut niveau, des célébrations liturgiques majeures et des actions sociales de proximité.

Accueillie au Palais de l'Unité par le ministre secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, représentant le chef de l'État Paul Biya, la haute dignitaire de l'Église anglicane a également été reçue par le Premier ministre, Chief Dr Joseph Dion Ngute. Cette visite, qui a conduit Sarah Mullally à parcourir Yaoundé, Buea, Limbe et Douala, s'est déroulée en l'absence prolongée du président Paul Biya, qui séjourne en Suisse depuis près de deux mois pour des raisons de santé.

La présence de Ferdinand Ngoh Ngoh au Palais de l'Unité pour représenter le chef de l'État lors de cette rencontre diplomatique de premier plan souligne le rôle central qu'il occupe dans le fonctionnement quotidien de l'État. Cette situation confirme les analyses de nombreux observateurs qui estiment que le secrétaire général de la présidence est devenu, de fait, le véritable détenteur du pouvoir en l'absence de Paul Biya.

Une visite placée sous le signe de l'espérance et de l'unité

Durant cinq journées intenses, l'archevêque de Canterbury a multiplié les rencontres avec les communautés locales : de l'orphelinat de Nkolondom aux exploitations cacaoyères de la paroisse rurale Sainte-Thérèse de Yégassi, dans la département de la Lékié, en passant par les centres de santé de Buea, les échanges avec les fidèles à Limbe et une grande célébration eucharistique en plein air à Douala.

Ponctué par des tables rondes interreligieuses réunissant responsables chrétiens, musulmans et acteurs de la société civile, ce périple historique laisse l'empreinte d'un appel fort au dialogue interconfessionnel, à la cohésion sociale et à la paix durable au Cameroun et dans la sous-région.

La réception de l'archevêque de Canterbury par Ferdinand Ngoh Ngoh en l'absence de Paul Biya illustre la réalité du pouvoir au Cameroun : un chef d'État absent, un secrétaire général de la présidence qui assume les fonctions régaliennes, et un Premier ministre qui, bien que présent, semble relégué à un rôle secondaire. Cette situation, conjuguée aux récents mouvements à la tête de l'armée et aux spéculations sur la succession, renforce l'idée que le Cameroun est entré dans une phase de transition silencieuse dont les contours restent à définir.

Source: www.camerounweb.com