La masse salariale de l’État, tel que le décrit le journal l’Indépendant, constitue un poids croissant pour les finances publiques. Malgré les efforts de rationalisation, cette dynamique menace la soutenabilité budgétaire et limite les capacités d’investissement dans des secteurs clés comme l’éducation, les infrastructures et la santé.
Le média poursuit en précisant que la masse salariale du Cameroun a connu une hausse significative en 2024, s'élevant à 1 522,8 milliards Fcfa. Cette information provient du Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2026-2028, actuellement en examen par le Parlement.
Ce montant dépasse de 32,3 milliards Fcfa l'objectif initial fixé à 1 490,5 milliards Fcfa. L'augmentation de la masse salariale représente une hausse de 12,2 % par rapport à 2023, où les dépenses salariales s'élevaient à 1 357 milliards Fcfa. Cette tendance à la hausse soulève des questions sur la gestion des finances publiques et les implications économiques pour le pays.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette augmentation : des revalorisations salariales pour répondre aux revendications des travailleurs, le recrutement de nouveau personnel dans l'administration publique et l'impact de l'inflation sur le pouvoir d'achat. Entre 2026- 2027, l’on situe la projection de la masse de l’État à 1 771 milliards de Fcfa, soit une tendance "croissante" selon le ministère des Finances.
On parle de près de 40 %, de part des recettes fiscales, limitant les marges de manœuvre pour d’autres dépenses prioritaires. Cette augmentation de la masse salariale a des implications importantes pour l'économie camerounaise. Elle peut exercer une pression accrue sur le budget de l'État, limitant les ressources disponibles pour d'autres secteurs essentiels comme l'éducation, la santé et les infrastructures.
D'un autre côté, l'augmentation des salaires peut stimuler la consommation et, par conséquent, la croissance économique, à condition que les ressources soient gérées de manière efficace. La hausse de la masse salariale du Cameroun à 1 522,8 milliards Fcfa en 2024 marque un tournant significatif dans la gestion des finances publiques. Il sera crucial pour le gouvernement de trouver un équilibre entre le soutien aux employés et la gestion prudente des ressources publiques.
Dans tous les cas, l’on sait que les discussions au Parlement concernant le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2026-2028 auront été déterminantes pour l'avenir économique du pays.