Le Dr Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique, met en demeure les promoteurs de formations sanitaires privées exerçant en situation irrégulière. Dans un communiqué publié ce jour, il leur accorde un délai de trente jours pour se conformer à la réglementation, sous peine de fermeture définitive.
L'étau se resserre sur les cliniques et centres de santé clandestins. Le ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie, a adressé un avertissement sans équivoque à tous les promoteurs de formations sanitaires privées de catégorie D opérant illégalement sur le territoire national.
À l'issue d'inspections, d'audits et de remontées des services déconcentrés, les autorités sanitaires affirment avoir identifié de nombreuses structures exerçant en toute illégalité. Selon le communiqué ministériel, ces centres, qui séduisent parfois les populations par leur proximité géographique ou des coûts apparemment réduits, exposent les usagers à des "risques sanitaires majeurs", particulièrement dans les domaines de la santé maternelle et néonatale.
Le ministre met en demeure les promoteurs concernés de régulariser leur situation dans un délai strict de trente (30) jours à compter de la publication du présent communiqué. Ils doivent se présenter auprès des services déconcentrés compétents du ministère de la Santé publique, munis des pièces justificatives suivantes :
Justificatifs d'existence et de fonctionnement : autorisation de création et autorisation d'ouverture délivrées par l'autorité compétente ;
Justificatifs relatifs aux ressources humaines : liste nominative du personnel, contrats de travail dûment signés, copies des diplômes du personnel permanent, autorisation d'exercice du responsable technique ou du promoteur ;
Protection sociale du personnel : preuves d'affiliation et de cotisation à un régime de protection sociale conforme à la réglementation en vigueur.
Passé ce délai, prévient le ministre, toute structure n'ayant pas satisfait à ces exigences s'exposera à des sanctions administratives immédiates. Celles-ci pourront aller "jusqu'à la fermeture définitive et des poursuites conformément aux textes en vigueur".
Le Dr Manaouda Malachie rappelle que "la sécurité des patients, la dignité du personnel soignant et la qualité des soins constituent des priorités absolues du Gouvernement". Il insiste sur le fait qu'"aucune considération économique, de proximité ou de convenance ne saurait justifier la mise en danger de la vie des citoyens".
Cette opération de régularisation vise à mettre fin à l'exercice illégal de la médecine et à garantir aux Camerounais des soins de qualité dans des structures conformes aux normes établies.