URGENT : une mauvaise nouvelle tombe pour les Camerounais, la vie va devenir encore plus chère

Tradex Ebolowa Image illustrative

Fri, 2 Oct 2026 Source: www.camerounweb.com

Le prix du gasoil importé a bondi de 49,1 % entre juillet et octobre 2026, atteignant 974,93 FCFA le litre, alors que le prix à la pompe reste bloqué à 828 FCFA à Douala. Pour amortir ce choc, la ligne de soutien de l'État est passée de 109,22 FCFA à 430,30 FCFA par litre en trois mois, soit une multiplication par quatre. Une situation qui fragilise l'objectif de déficit budgétaire fixé à 1,7 % du PIB et complique les arbitrages financiers, alors que les besoins de financement de l'État sont déjà évalués à plus de 3 100 milliards FCFA. En parallèle, le gouvernement tente de résorber les difficultés d'approvisionnement en gaz domestique, avec un objectif de 200 tonnes par jour à Yaoundé, contre 140 actuellement.



Info en continu… LE GASOIL IMPORTÉ À 975 FCFA LE LITRE, LA STABILITÉ À LA POMPE MET LE BUDGET SOUS PRESSION

Le coût d’importation du gasoil a augmenté de 49,1 % entre juillet et octobre 2026. Le mécanisme de soutien public amortit cette hausse pour les consommateurs, mais fragilise l’objectif de déficit budgétaire. Parallèlement, les autorités tentent de résorber les difficultés d’approvisionnement en gaz domestique.

Le prix reste stable à la pompe, mais l’équilibre financier se dégrade en amont. Selon les structures mensuelles de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH), reprises par Investir au Cameroun, le coût d’importation du gasoil atteint 974,93 FCFA par litre en octobre 2026, contre 653,85 FCFA en juillet. En trois mois, la hausse représente 321,08 FCFA par litre, soit 49,1 %. Le prix réglementé demeure pourtant fixé à 828 FCFA à Douala.

Le seul coût d’importation dépasse ainsi de 146,93 FCFA le prix payé par le consommateur. Pour amortir le choc, la ligne « soutien/remboursement État » passe de 109,22 FCFA par litre en juillet à 430,30 FCFA en octobre : elle a presque quadruplé. Cette composante tarifaire ne constitue toutefois pas, à elle seule, une dépense effectivement décaissée. La facture publique dépend des volumes éligibles, des compensations reconnues et des règlements effectués.

Pour les transporteurs, les entreprises et les ménages, cette stabilisation protège les dépenses immédiates. Pour les finances publiques, elle accroît la pression : lorsque les coûts d’approvisionnement augmentent sans ajustement du prix final, le mécanisme de compensation doit absorber davantage.

L’objectif de déficit à 1,7 % du PIB fragilisé

Cette évolution éloigne le ministre des Finances, Louis-Paul Motaze, de l’objectif de déficit fixé à 1,7 % du PIB en 2026. A l’issue de sa mission menée du 17 au 30 septembre, le FMI anticipe une détérioration modérée du déficit, liée notamment à l’importance des subventions aux carburants.

Cette pression intervient alors que les besoins de financement de l’État sont déjà évalués à 3 104,2 milliards FCFA pour l’exercice. Ce montant dépasse le seul déficit annuel : il couvre également des obligations de financement, notamment liées à la dette.

Selon la Direction générale du Trésor français, le dispositif prévu repose notamment sur 1 000 milliards FCFA d’emprunts extérieurs, 827 milliards de prêts-projets, 590 milliards de concours bancaires et 400 milliards d’émissions de titres publics sur le marché régional. Une augmentation des compensations énergétiques peut donc compliquer les arbitrages entre dépenses, remboursements et nouveaux financements.

Gaz domestique : 60 tonnes supplémentaires par jour attendues à Yaoundé

À cette tension budgétaire s’ajoute une difficulté plus directement perceptible dans les foyers : l’accès au gaz domestique. Le 30 septembre, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, s’est rendu au dépôt SCDP de Nsam, à Yaoundé, pour examiner les mesures d’approvisionnement. Son ministère a annoncé un objectif de 200 tonnes métriques par jour.

Le rythme d’enfûtage était auparavant de 140 tonnes quotidiennes. Passer à 200 tonnes représenterait 60 tonnes supplémentaires, soit une augmentation de 42,9 %. Le ministre a également évoqué un niveau souhaitable de 230 tonnes par jour. Ces objectifs devront se traduire par une disponibilité effective des bouteilles dans les points de vente.

Le gouvernement affronte ainsi deux contraintes simultanées : préserver le pouvoir d’achat face au renchérissement des carburants et assurer l’approvisionnement des ménages en gaz. Les prix administrés offrent une protection immédiate, mais leur maintien exige des compensations soutenables et une chaîne de distribution capable de livrer les produits.

Ainsi va la République

Source: www.camerounweb.com