Dans un nouvel échange sur l’antenne de STV, l’homme politique Sébastien Djamen, chef du parti APAR et membre du G20 ayant soutenu Paul Biya lors de la dernière présidentielle, a répondu aux débats sur la capacité physique des dirigeants. Prenant l’exemple historique de Franklin D. Roosevelt, président américain paraplégique qui a dirigé son pays durant la Seconde Guerre mondiale, Djamen affirme avec force : « Roosevelt était paraplégique, mais son cerveau n’était pas atteint. Il a dirigé les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. » Par cette analogie, il déplace le débat de la mobilité vers la santé cognitive, estimant que la capacité de gouverner réside dans l’acuité intellectuelle et non dans la faculté de se déplacer.
S’appliquant directement au contexte camerounais, le leader de l’APAR, qui nourrit des ambitions d’entrée au gouvernement, défend une vision pragmatique du leadership. « Tant que le président Biya n’est pas victime d’une maladie neurologique ou d’une quelconque sénilité, je pense que ce qu’on attend de lui, c’est qu’il renforce la gouvernance », a-t-il déclaré. Cette prise de position claire vise à recentrer les attentes des citoyens sur la performance administrative et la qualité des décisions, plutôt que sur l’apparence physique du chef de l’État. Pour Djamen, l’essentiel est la préservation des facultés mentales, garantes d’un exercice efficace du pouvoir.
La conclusion de son intervention est sans équivoque et brise un tabou : « On peut être sur une chaise roulante et diriger le Cameroun. » Cette déclaration du partisan du président Biya, diffusée dans l’émission 7HEBDO et relayée par Médiatude, dépasse la simple défense personnelle. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de légitimation d’un leadership fondé sur la raison d’État et l’efficacité, tout en cherchant à désamorcer les critiques récurrentes sur l’âge et la forme physique des plus hautes autorités. En plaidant pour une évaluation des dirigeants sur leurs résultats et non sur leur condition physique, Sébastien Djamen pose les bases de son propre discours politique, à la fois loyaliste et axé sur une modernisation de la gouvernance.