Samuel Eto'o est-il devenu, par la force des choses, un candidat potentiel à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF) ? Oui, assurément. D'ailleurs, les bookmakers le plébiscitent déjà, lui qui occupe actuellement la présidence de la Fédération camerounaise de football et qui se trouve dans le comité exécutif de la CAF.
La grande instance de gestion du football africain, celle à qui toutes les nations de football sur le continent se réfèrent, est actuellement sous le feu des critiques après la Coupe d'Afrique des nations (CAN 2025) organisée au Maroc. La compétition, dans son ensemble, est jugée décevante par beaucoup d'observateurs qui se connaissent bien au foot.
Le président actuel de la CAF, le Sud-Africain Patrice Motsepe, fait face à des pressions régulières pour améliorer la gouvernance et l'organisation des compétitions à l'avenir. Et pour cause, plusieurs irrégularités ont été constatées au Maroc : vol de serviettes, partialité des arbitres, violences des supporters marocains, faits de racisme constatés, absence de sécurité et de protection offertes aux joueurs et aux différents staffs, mort de personnes dans les délégations des pays participants, etc.
La goutte d'eau qui a débordé le vase est celle de la finale qui a opposé le Maroc au Sénégal. Une finale que le monde entier a vue et qui a été faite de désordres. Finalement, les joueurs sénégalais sont revenus sur la pelouse, après l'avoir quittée quelques minutes plus tôt en signe de contestation, pour gagner le match, non pas sans frustrer les Marocains qui ne sont pas encore prêts d'oublier cet épisode douloureux.
Dans ce contexte, Samuel Eto'o, l'ancien numéro 9 et capitaine des Lions indomptables, émerge, lentement mais surement, comme un candidat potentiel à la présidence de la CAF. Le natif de Yaoundé fait déjà ses preuves en tant que président de la Fecafoot, où il a mené des réformes profondes, même si une partie du pays lui reproche de trop souvent confondre la fédération avec son entreprise personnelle.
Les chances d'Eto'o de devenir président de la CAF dépendent de certains facteurs, comme sa capacité à convaincre les membres de la CAF de sa vision pour le football africain et de sa disposition à gérer les critiques et les défis auxquels l'institution est confrontée. La Fecafoot, elle, n'hésitera pas à exprimer son soutien à Samuel Eto'o, mais il reste à voir si les autres fédérations nationales suivront.
Depuis des heures maintenant, une photo circule sur les réseaux. C'est celle de l'ex-buteur de plusieurs clubs européens qui est vanté et vu comme le futur patron du football africain.
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L'affiche mettant en avant Eto'o
À l'analyse de l'image, on se rend compte que c'est un travail de l'intelligence artificielle. Mais le contenu et le message véhiculé peut très vite entrer dans la tête du public qui pourrait rapidement commencer par envisager la possibilité. Dans le football, tout peut aller très vite. Patrice Motsepe est dans le rouge, Eto'o n'aurait pas vraiment de travail à le déloger, de l'avis de plusieurs fanatiques.