Trahison et poignard dans le dos: sale temps pour Maurice Kamto et le MRC, voici leur vrai visage

MAURICE KAMTO DIABOLISATION Image illustrative

Sat, 7 Feb 2026 Source: www.camerounweb.com

Ancien membre de la Brigade anti-sardinards, groupe d'activistes hostiles au régime de Yaoundé, Calibri Calibro s'en prend violemment au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto. Dans une sortie virulente publiée ce 6 février 2026, l'activiste accuse le principal parti d'opposition de reproduire les méthodes autoritaires du RDPC qu'il prétend combattre.

Pour Calibri Calibro, le paradoxe est frappant. Le MRC, qui se présente comme le parti des intellectuels et des diplômés, tomberait dans les travers mêmes qu'il dénonce chez le pouvoir en place.

"Ils crient contre le dictateur Paul Biya, mais copient exactement son système : un chef à vie, zéro alternance, toute personne qui propose du changement est écrasée ou chassée, la pensée unique, les insultes, les photozards nuls", assène l'activiste dans une charge sans concession.

Avec une image triviale mais percutante, Calibri Calibro illustre ce qu'il considère comme l'incohérence du MRC : "Acheter un frigo américain et vouloir le faire entrer dans une Peugeot 305, c'est de la bêtise pure. Mais au MRC, ils peuvent le faire walah."

Selon lui, le parti accumule "beaucoup de diplômes, mais aucune intelligence politique". Une structure trop petite, dirigée par "quelqu'un qui refuse de changer de voiture", incapable d'accueillir les ambitions affichées.

Le résultat ? "Le parti recule, se vide et s'étouffe lui-même", constate l'ancien membre de la Brigade anti-sardinards.

Mais c'est sur l'attitude du MRC durant l'année 2025 que Calibri Calibro se montre le plus sévère. Une année qu'il qualifie de "brèche dans l'histoire", une "chance rare d'en finir avec un régime à bout de souffle, un pouvoir fossile, un président hors du temps".

"Le peuple était debout. Prêt à payer le prix du changement. Et le MRC ? Aux abonnés absents", déplore-t-il avec amertume.

L'activiste reproche au parti de Maurice Kamto d'avoir préféré la théorie à l'action : "Pendant que les Camerounais tombaient, ils écrivaient des textes. Pendant que le peuple criait, ils récitaient de l'exégèse. On n'a pas vu des leaders. On a vu des commentateurs de la souffrance."

Pour Calibri Calibro, le péché capital du MRC n'est pas seulement son inaction, mais sa tentative de justification a posteriori : "Salir le choix du peuple pour justifier sa lâcheté, voilà le vrai scandale. Voilà la vraie trahison."

Il conclut par une sentence sans appel : "L'histoire est cruelle avec les dictateurs, mais elle l'est encore plus avec ceux qui avaient l'occasion de les faire tomber et qui ont choisi de ne rien faire."

Cette sortie de Calibri Calibro, ancien compagnon de lutte devenu contempteur du MRC, illustre les divisions au sein de l'opposition camerounaise. Elle soulève également la question récurrente de la stratégie à adopter face au pouvoir en place : radicalité de l'action ou prudence institutionnelle ?

Le MRC n'a pas encore réagi officiellement à ces accusations qui, au-delà de la forme polémique, posent la question de l'efficacité de l'opposition camerounaise et de sa capacité à incarner une véritable alternative politique.

Source: www.camerounweb.com