Alors que le président Paul Biya fête ses 40 ans à la tête du Cameroun, une histoire méconnue refait surface. En 1967, un drame passionnel au cœur du pouvoir a bouleversé l’histoire politique du pays. Adultère, trahison, suicide et espionnage : retour sur ce fait divers sordide qui a propulsé un jeune fonctionnaire au sommet de l’État. Dans son livre Rivière de sang, l’auteur lève le voile sur les coulisses de cet héritage inattendu.
𝐋𝐚 𝐦𝐨𝐫𝐭 𝐝𝐞 𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐏𝐄𝐖𝐄
C’est une histoire digne d’un film d’espion dans lequel s’entremêle sexe et pouvoir que je vais vous raconter aujourd’hui.
Voici comment une infidélité extraconjugale a changé l’avenir d’une nation.
Voici comment un suicide a fait entrer Paul Biya à la présidence de la République du Cameroun. 40 ans plus tard, le Sphinx y est toujours.
En 1964, une espionne française prénommée Jeanine avait été recrutée au secrétariat de la présidence de la République du Cameroun.
En 1967, M. Péwé, numéro 2 des services secrets camerounais et Jeanine tombent follement amoureux et se marient.
Fin août 1967, va se produire l’un des plus grands scandales de la République du Cameroun nouvellement indépendante.
Clément Langué Tsobgny, directeur du cabinet civil se met à entretenir une relation extraconjugale avec Jeanine, l’épouse de M. Péwé, numéro 2 des services secrets camerounais. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre.
Tout le monde en parle, tout le monde est au courant ; mais comme toujours dans ces affaires-là, sauf le principal concerné (Péwé). Le cocufié !
Un crime n’étant jamais parfait ; un jour, Monsieur Péwé surprend les deux tourtereaux en plein ébats. Il n’en croit pas ses yeux. Blessé dans son amour propre et humilié, l’homme cocufié tente immédiatement de se suicider. Mais même la mort ne veut pas de lui ; son suicide est raté.
Monsieur Péwé est immédiatement conduit à l’hôpital central de Yaoundé pour y être soigné. Pendant qu’il est encore interné à l’hôpital, ses visiteurs viennent lui raconter avec détails comment son épouse et Tsobgny filent le parfait amour et sont devenus inséparables.
L’homme craque et sombre dans une violente dépression ; il développe des intentions suicidaires.
Il est dorénavant interné et placé sous surveillance. Un jour, il réussit à déjouer l’attention de ses surveillants ; c’est quand même le numéro 2 des services secrets.
Il réussit à se rendre à la Présidence de la République pour rencontrer la première dame Germaine Ahidjo afin de lui demander de conseiller son épouse afin que celle-ci arrête de l’humilier à travers la relation qu’elle entretient avec monsieur Tsobgny, Directeur du cabinet civil.
PEWE rentre à son domicile; s’empare de son pistolet de fonction et prend son fils unique qu’il ramène dans sa chambre d’hôpital. Il abat son fils à bout portant et retourne l’arme contre lui.
Avant de commettre son forfait, il laisse un message écrit à son épouse : « Jeanine, je te laisse à ton amant Tchopgni, mais tu seras triste jusqu’à la fin de tes jours. Adieu » !
Yaoundé est en ébullition.
Septembre 1967, Ahmadou Ahidjo limoge son directeur du cabinet Clément Langué Tchopgni. Paul Biya est nommé directeur du cabinet civil.
Voilà comment Paul Biya est entré à la Présidence du Cameroun et a gagné la confiance d’Ahidjo qui va finir par lui confier les rênes du pays.
Les détails de cette histoire en lisant mon livre Rivière de sang.
Disponible à :
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