Des rencontres privées organisées au palais auraient suscité des commentaires en interne
L’histoire politique contemporaine montre que les régimes de longue durée se terminent rarement sans heurts. De la République démocratique du Congo sous Mobutu Sese Seko à la Libye de Mouammar Kadhafi, en passant par le Zimbabwe de Robert Mugabe, l’effondrement de certains dirigeants considérés autrefois comme indéboulonnables a marqué les esprits. Dans ces contextes, l’entourage familial, et notamment les épouses des chefs d’État, a souvent été exposé à de fortes turbulences.
Au Cameroun, certains observateurs s’interrogent aujourd’hui sur l’atmosphère qui règne au sommet de l’État. D’après des informations relayées par le lanceur d’alerte Boris Bertolt, des sources proches du palais présidentiel d’Etoudi feraient état d’inquiétudes au sein de la sécurité présidentielle concernant le comportement de la Première dame, Chantal Biya.
Selon ces indiscrétions, des rencontres privées organisées au palais auraient suscité des commentaires en interne, certains évoquant un contexte de tension psychologique lié aux incertitudes politiques actuelles.
«Les éléments de la sécurité présidentielle s’inquiètent du niveau de consommation de d’alcool de Chantal Biya au Palais présidentiel avec ses copines majoritairement brunes et métisses », confie-t-il.
Ces éléments, difficiles à vérifier de manière indépendante, alimentent néanmoins les spéculations sur l’état d’esprit au sein du premier cercle du pouvoir.
Par ailleurs, la célébration du 93e anniversaire du président Paul Biya a donné lieu à de vives réactions sur les réseaux sociaux. La militante Marlène Emvoutou a publiquement critiqué l’organisation de l’événement, estimant que l’image du chef de l’État aurait été exposée de manière peu avantageuse devant les invités et l’opinion.
Dans une série de déclarations en ligne, elle a dénoncé ce qu’elle considère comme une atteinte à la dignité de la fonction présidentielle, appelant la Première dame à préserver l’image du chef de l’État tant qu’il est en exercice. Ces propos ont rapidement circulé sur les plateformes numériques, accentuant les débats sur la communication et la mise en scène du pouvoir au Cameroun.
« Le président de la République, sa protection était mouillée. La couche qu'il portait, il avait déjà pissé, c'était rempli. Ça traversait le pantalon. On a filmé. On a filmé le président avec la couche mouillée. Et pour venir combler cette honte-là, c'est moi que vous venez chercher ? C'est moi que vous venez chercher ? Mais tous les petits ont parlé. Patrice Nouma, allez voir le texte qu'il a écrit hier.
«Allez regarder partout sur les réseaux sociaux. Parce que j'étais la première à vous dire que cette femme n'a pas toute sa tête. Faites attention, le président a su la maîtriser pendant plus de 20 ans. Mais à l'heure actuelle, il n'a plus les moyens. Ça va aller dans tous les sens. », déplore-t-elle.
Elle interpelle Chantal Biya pour qu’elle protège l’image du président de la République Paul Biya qui est devenu la risée des réseaux sociaux
« Mais toutes les filles qui parlent de la première dame, vous leur souhaitez tout ce malheur-là ? Qu'est-ce que Sandi de Boston et autres n'ont pas dit de la première dame du Cameroun ? Moi, je suis simplement venu vous dire que ce monsieur, il représente l'État. Son image doit être respectée tant qu'il occupe cette charge. Ça fait mal à Chantal Biya, tant pis.
«Mais il fallait quelqu'un qui ait le courage d'essayer de dire à cette dame de stop. Pour lui, quand il est déjà en public, c'est le pays, c'est un pays. Et maintenant, tous les Camerounais commencent à voir que oui, j'avais raison. »