Elle est connue du grand public camerounais. Indira Baboke, fille du conseiller Oswald Baboke, s'est livrée à une confidence troublante sur les réseaux sociaux, après qu'une internaute lui a donné une définition de la paralysie du sommeil en réponse à ce qu'elle décrivait comme des attaques spirituelles.
Indira raconte : couchée sur le dos, les yeux ouverts, incapable de bouger. Une première ombre sort des toilettes en direction de sa chambre. Une deuxième passe en courant. Puis, quelques minutes d'immobilité totale plus tard, surgit ce qu'elle décrit ainsi : « une créature tellement bizarre, tellement laide et affreuse qui s'approchait, qui venait tout doucement à côté de moi. »
Paralysée, incapable de parler, elle intercède mentalement : « JÉSUS ! JÉSUS ! LE FEU ! » Et quelques secondes plus tard, elle parvient à se lever.
La définition médicale de la paralysie du sommeil — un phénomène neurologique documenté survenant lors du passage entre le sommeil et l'éveil, caractérisé par une incapacité à bouger, des hallucinations visuelles et une sensation de présence oppressante — lui a été proposée par une internaute pour expliquer ce qu'elle avait vécu.
Indira l'entend, mais ne s'y résout pas entièrement. « Je veux bien croire aux théories de "le cerveau est en décalage avec ceci, celà", mais je pense que c'était une attaque », affirme-t-elle.
Elle ajoute un second épisode à l'appui de sa conviction : lorsqu'elle a emménagé dans son deuxième studio à Dubaï sans avoir « purifié l'espace avec l'huile d'onction », les expériences troublantes auraient recommencé.
Cette confidence d'Indira Baboke illustre un débat qui traverse des millions de croyants : la frontière, souvent poreuse, entre ce que la science explique et ce que la foi interprète. La paralysie du sommeil est l'un des phénomènes les mieux documentés de la neurologie du sommeil — mais pour ceux qui la vivent, la dimension de l'expérience dépasse souvent le cadre du laboratoire.