Alors que la Commission des Lois Constitutionnelles de l'Assemblée Nationale examine ce dimanche le projet de loi N°2092/PJL/AN, les couloirs du Palais de Ngoa-Ekellé bruissent de révélations sur ce qui se joue réellement derrière le texte : non pas une simple prorogation de mandat, mais l'architecture complète d'une succession planifiée. Au cœur du dispositif : la création d'un poste de vice-président nommé par le chef de l'État — et non élu par le peuple — qui deviendrait le successeur constitutionnel désigné. Selon nos informations, trois profils anglophones sont dans l'arène, chacun porté par un camp différent dans la guerre des clans qui déchire les sommets du pouvoir. Philémon Yang, soutenu par le clan Nanga de Chantal Biya et Ferdinand Ngoh Ngoh, avec selon nos sources un deal déjà scellé dans l'ombre : il prend le fauteuil, puis le rend de gré à gré. Face à lui, le clan Bulu de Motaze, Mvondo Ayolo et Franck Biya répondrait par Peter Mafany Musonge ou Paul Elung Che, secrétaire général adjoint de la Présidence actuellement en conflit ouvert avec Ngoh Ngoh. Pendant ce temps, pour compenser la perte de la présidence de l'Assemblée Nationale par l'Extrême-Nord, la Primature irait à un natif du septentrion — et le nom du ministre délégué aux Marchés Publics Ibrahim Talba Malla circule avec insistance. Le tout, couronné d'un redécoupage administratif de 58 à 70 départements destiné, selon des analystes, non à rapprocher l'État des citoyens, mais à « noyer les succès de l'opposition sous une marée de circonscriptions créées de toutes pièces ».
BREAKING NEWS : VOICI LES 3 ANGLOPHONES PRESSENTIS AU POSTE DE VICE-PRÉSIDENT
Alors que le pays retient son souffle, les couloirs de l’Assemblée nationale s’apprêtent à entériner un projet de loi qui sonne le glas de la démocratie camerounaise. Sous couvert de la loi n° 2092/PJL/AN, le régime Biya s’apprête à nommer son propre héritier, transformant le Palais d’Etoudi en une affaire de clans, de deals secrets et de pions anglophones. L’examen de ce projet de loi par la Commission des lois constitutionnelles marque le début d’une manœuvre institutionnelle profonde : l’instauration d’un poste de vice-président, clé de voûte de la succession au sommet de l’État.
C’est un séisme institutionnel. La modification de la Constitution prévue ce mois de mars 2026 prévoit l’instauration d’un poste de vice-président. Mais ne vous y trompez pas : ce ne sera pas l’élu du peuple. Ce futur « successeur constitutionnel » sera nommé directement par le président de la République. Le cœur de cette réforme réside dans le mode de désignation du futur vice-président. Contrairement aux modèles de « ticket présidentiel » (où le vice-président est élu en même temps que le président pour garantir une légitimité populaire), le projet actuel prévoit une nomination par le chef de l’État.
Le message est clair : votre vote ne compte plus. Le futur chef de l’État ne sera pas celui que vous aurez choisi, mais celui qu’un système agonisant aura désigné pour protéger ses arrières. Le mandat présidentiel, autrefois sacré et souverain sur le papier, devient un héritage que l’on se transmet entre amis, loin des urnes et de la volonté populaire.
La bataille entre le clan Nanga et le clan Bulu
Dans ce jeu d’échecs macabre, trois figures anglophones sont jetées dans l’arène, non pas pour leurs compétences, mais pour servir de paravent à deux clans féroces qui se disputent les restes du pouvoir :
1. Philémon Yang. Soutenu par le camp de Chantal Biya et de l’omniprésent Ferdinand Ngoh Ngoh, l’ancien Premier ministre Philémon Yang est présenté comme le « fidèle parmi les fidèles ». Mais à quel prix ? Sous son magistère à la Primature, le Cameroun aurait vu s’évaporer plus de 726 milliards de F CFA dans les méandres des détournements. Pour le clan Nanga, Yang est la caution idéale : un homme prêt à « faciliter » le passage du pouvoir à leur faction le moment venu. Le deal serait déjà scellé dans l’ombre : il prend le fauteuil, puis le rend de gré à gré.
2. Peter Mafany Musonge et Paul Elung Che : les « Ekang » de circonstance.
Face au clan Nanga, le camp Bulu (Mvondo Ayolo, Motaze, Frank Biya, etc.) ne compte pas se laisser déposséder. Leur stratégie ? Opposer d’autres figures du NOSO. Peter Mafany Musonge, le vétéran, ou Paul Elung Che, le secrétaire général adjoint de la présidence, actuellement en conflit ouvert avec Ngoh Ngoh. Pour ce clan, ces deux hommes sont des « Ekang idéologiques » qui leur faciliteraient la prise du pouvoir le moment venu. L’objectif est de placer un homme « idéologiquement proche » afin d’assurer un retour ou un maintien du pouvoir au sein de leur propre giron. On ne cherche pas un leader pour le pays, mais un gestionnaire d’intérêts tribaux capable de maintenir le statu quo.
Ibrahim Talba Malla à la primature
Avec la nouvelle configuration récemment mise en place au Sénat et à l’Assemblée nationale, et le poste de vice-président qui serait attribué à un anglophone, la primature reviendrait à un natif de l’Extrême-Nord. Le nom d’Ibrahim Talba Malla circule avec insistance. L’actuel ministre délégué à la présidence de la République, chargé des marchés publics, est pressenti pour être le prochain Premier ministre.
Pour verrouiller ce hold-up, le régime s’attaque à la carte du pays. En multipliant les départements et les arrondissements, le pouvoir ne cherche pas à rapprocher l’administration des citoyens, mais à multiplier les sièges de députés et de maires.
Pourquoi ? Pour noyer les succès de l’opposition sous une marée de circonscriptions créées de toutes pièces. Après avoir été laminé lors des dernières présidentielles, le RDPC tente de se reconstruire une majorité artificielle par la fraude géographique.
Pendant que les clans se déchirent pour savoir quel « pion » anglophone servira de marchepied vers le pouvoir, le peuple camerounais assiste, impuissant, à la confiscation de son destin. Ce n’est plus une réforme, c’est une trahison. La Constitution, censée être le bouclier des citoyens, devient le poignard qui assassine leurs espoirs de changement.
Le Cameroun n’est pas un héritage. Le pouvoir n’est pas transmissible par décret. Jusqu’à quand subirons-nous ce théâtre d’ombres ?