Le laisser-aller ou la négligence des agents de santé a encore tué une citoyenne ces dernières heures dans la ville. Elle avait un enfant en son sein.
L’heure venue d’accoucher, la compatriote s’est rendue à l’hôpital, croyant pouvoir rentrer à la maison avec un grand sourire et un nouveau-né entre ses bras. Cet espoir s’est envolé. Récit de N’zui Manto.
Ce dimanche, à la clinique de Nkolmbong à Douala, une femme enceinte arrive à 2 heures du matin et à 3 heures dépassées de 30 minutes, elle accouche.
La femme est soudainement victime de saignements abondants et ininterrompus. Les infirmières la rassurent : « C’est normal, c’est normal ».
Mais rien n’est normal puisque les saignements qui s’intensifient affaiblissent la femme qui s’écroule, se baignant dans une marée de sang sous les yeux des infirmières spectatrices de la scène.
Celles-ci procèdent à des injections à la patiente, désormais agonisante. Quelques minutes plus tard, la femme est déclarée morte.