Travailleurs fouettés dans des entreprises étrangères : Edmond Kamguia brise le silence sur une réalité scandaleuse

Edmond Kamguia Image illustrative

Sun, 3 May 2026 Source: www.camerounweb.com

Il a pesé ses mots — et ils pèsent lourd. Sur le plateau d'Équinoxe TV dans l'émission Droit de Réponse, Edmond Kamguia a posé sur la table publique une réalité que beaucoup de Camerounais vivent ou côtoient sans oser en parler : des travailleurs camerounais fouettés, maltraités et humiliés dans des entreprises dirigées par des ressortissants étrangers — chinois, libanais, indiens — sous le regard passif des autorités.

Le point de départ est une vidéo. Des images publiées par le lanceur d'alerte N'zui Manto circulant sur les réseaux sociaux, montrant un employé «violenté, fouetté comme un esclave» par un agent de sécurité — qui serait en réalité, selon des informations révélées ultérieurement, «un membre des forces de défense et de sécurité recruté dans ce cadre». Un militaire camerounais payé pour battre des Camerounais. L'horreur dans l'horreur. Et ces images ne seraient pas isolées : d'autres vidéos similaires circulent, dans d'autres entreprises étrangères, pour des motifs aussi dérisoires que «le vol de biscuits, de produits alimentaires ou de vêtements».

Kamguia pose les questions qui s'imposent avec une clarté juridique et morale implacable : «Est-ce que cela correspond à ce que prévoit la loi en cas de vol ? Est-ce qu'il faut se faire justice soi-même ? Est-ce qu'il faut torturer un employé ?» La réponse, bien sûr, est non. Mais la réalité, elle, répond différemment — révélant l'existence d'une zone de non-droit dans laquelle des employeurs étrangers s'arrogent un droit de punition corporelle qui appartient à un autre siècle. Et pas seulement dans les commerces : dans les mines artisanales d'or et dans le secteur agricole, des travailleurs témoignent de traitements «inhumains et dégradants» de la même nature.

Sa conclusion est un appel direct au Ministère des Relations Extérieures : «Je saisis cette occasion pour attirer l'attention du ministère afin qu'il examine de plus près les accords conclus avec la Chine, et qu'il s'assure qu'ils ne permettent pas que des Camerounais soient traités comme des esclaves, comme des sous-êtres, mais comme des êtres humains à part entière.» Car derrière les discours officiels sur la coopération sino-africaine et les partenariats commerciaux, il y a parfois des réalités que les communiqués diplomatiques ne montrent jamais. Et que des hommes comme Edmond Kamguia ont le courage de nommer.

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