Arrestation de Longuè Longuè : voici ce qui s'est réellement passé et le rôle de la asénatrice Françoise Puene

Longue Longue Et La Senatrice Image illustrative

Fri, 19 Jun 2026 Source: www.camerounweb.com

Non, Longuè Longuè n'a pas été arrêté à sa descente d'avion à Yaoundé. Non, la sénatrice Françoise Puene n'a pas payé de caution pour le libérer. Depuis quelques heures, les réseaux sociaux s'enflamment autour du retour au pays de l'auteur du tube Ayo Africa. La rumeur d'une interpellation musclée à l'aéroport international de Yaoundé-Nsimalen a rapidement fait le tour de la toile. Pourtant, la réalité est tout autre : l'artiste est arrivé libre sur le sol camerounais. La confusion vient de son parcours en Europe : Longuè Longuè a bien été interpellé, mais en France, à Strasbourg, avant d'être expulsé sous escorte policière. À son atterrissage au Cameroun, aucune menotte ne l'attendait. Si le mot « caution » circule, c'est en raison de la présence très remarquée de la sénatrice RDPC Françoise Puene, alias « Mami Nyanga ». Cette dernière ne s'est pas portée garante juridiquement, mais elle s'impose comme la marraine de ce retour, hébergeant l'artiste à l'Hôtel Franco, un établissement qui lui appartient. Ce traitement de faveur ne doit rien au hasard : juste avant son expulsion, une vidéo devenue virale montre Longuè Longuè opérant un virage à 180 degrés, demandant publiquement pardon au président Paul Biya et se déclarant désormais « Biyaïste ». Son dossier judiciaire pour « outrage au chef de l'État » reste ouvert, mais son acte d'allégeance politique semble pour l'instant lui servir de bouclier.



Non, l’artiste Longuè Longuè n’a pas été arrêté à sa descente d’avion à Yaoundé, et la sénatrice Françoise Puene n'a pas eu à payer de caution pour le libérer. Depuis quelques heures, les réseaux sociaux s'enflamment autour du retour au pays de l'auteur du tube « Ayo Africa ». Entre fausses rumeurs et vraies manœuvres politiques, voici ce qu'il s'est réellement passé.

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La rumeur d'une interpellation musclée à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen a rapidement fait le tour de la toile. Pourtant, la réalité est tout autre : l'artiste est arrivé libre sur le sol camerounais.

La confusion vient en réalité de son parcours en Europe. Longuè Longuè a bien été interpellé, mais en France, du côté de Strasbourg, avant d'être expulsé du territoire français sous escorte policière. À son atterrissage au Cameroun par un vol Air France, aucune menotte ne l'attendait. L'artiste n'a pas vu l'ombre d'une cellule locale et n'a donc jamais eu besoin d'une quelconque libération sous caution.

Si le mot « caution » circule, c'est en raison de la présence très remarquée de la sénatrice RDPC Françoise Puene, alias « Mami Nyanga ». Cette dernière n'est pas intervenue juridiquement, mais elle s'impose comme la marraine de ce retour.

C'est elle qui a personnellement accueilli l'artiste à son arrivée [Actu Cameroun]. C'est également elle qui le prend en charge : Longuè Longuè loge actuellement en toute tranquillité à l'Hôtel Franco, un établissement de Yaoundé qui appartient à la sénatrice. Plus qu'une protection judiciaire, l'homme au passeport confisqué bénéficie d'un puissant parrainage politique.

Ce traitement de faveur ne doit rien au hasard. Juste avant son expulsion, une vidéo devenue virale a planté le décor de ce retour au pays. On y voit Longuè Longuè aux côtés de la sénatrice Françoise Puene.

Dans cette séquence, l'artiste opère un virage à 180 degrés. Autrefois très critique envers le pouvoir de Yaoundé, il a publiquement demandé pardon au président Paul Biya. Mieux encore, il a officiellement proclamé son allégeance en se déclarant désormais « Biyaïste ». Une pirouette politique qui explique sa bienveillante prise en charge par les cercles du parti au pouvoir.

L'histoire est-elle pour autant réglée ? Pas tout à fait. Si Longuè Longuè profite du confort de son hôtel, son dossier judiciaire reste sur la table des autorités. Un avis de recherche officiel avait été émis contre lui le 15 juin dernier pour « outrage au chef de l'État ».

Pour l'instant, son acte d'allégeance politique semble lui servir de bouclier. Reste à savoir si son nouveau statut de soutien du régime suffira à classer définitivement l'affaire auprès des tribunaux camerounais.

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